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Détention des citoyens pour avoir brandi l’emblème amazigh.. Le RCD dénonce «une rafle de la honte»

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), a dénoncé une rafle de la honte suite à l’arrestation par les services de sécurité de 17 personnes pour le seul ‘’délit’’ d’avoir porté l’emblème amazigh lors des marches de vendredi 21 juin. Le parti de Mohcine Belabbas, rappelant un ‘’ordre’’ donné par le chef d’état-major de l’armée lors de son discours prononcé depuis Béchar «d’interdire aux femmes et aux hommes de ce pays d’exhiber publiquement l’emblème de leur identité millénaire», parle d’un déploiement des forces de répression sur les axes routiers et dans les centres-villes «pour traquer les porteurs de l’étendard amazigh». «Pire, le zèle des agents de police est poussé jusqu’à la fouille de personnes portant des sacs pour dénicher l’étoffe suspecte et conduire ainsi “les malfaiteurs débusqués en flagrant délit de désobéissance’’ dans les commissariats», s’insurge le RCD dans un communiqué publié hier matin, alors que les concernés étaient présentés devant le procureur de la république. Et de dénoncer les résultats de ce qu’il qualifie de «rafle de la honte» puisque des des dizaines de citoyens sont «astreints à la garde à vue avant leur présentation devant la justice».
Pourtant, le parti estime que dans cette affaire, il est «aisé» pour la justice de constater que les personnes incriminées par les services de police sont, dit-il encore, «victimes d’abus fomenté par un général finissant en violation des lois en vigueur et de la constitution». Ce que le RCD considère aussi comme «provocation» ne s’arrête pas là. Il va, semble-t-il, jusqu’à l’incident du 18e vendredi lorsque le Bureau régional d’Alger du parti avait été encerclé par la police. «Dans ce chapitre de la provocation permanente entretenue par le pouvoir, issu des résidus du système, pour détourner la détermination populaire sur le préalable du départ de tous les symboles du régime, l’encerclement par la police du siège du RCD, le vendredi 21 juin ne peut être le fait d’une décision prise lors du déroulement de la marche populaire», admet-il dans le communiqué. Il accuse l’armada de policiers en civil qui ont organisé la tension, dès les premières heures de cette journée, autour du bureau régional du parti, d’avoir «comme instruction de créer l’insécurité et la confusion autour de l’édifice du parti pour installer un climat propice aux manipulations dans le but de divisions dans le mouvement».
C’est calculé sans la conscience des citoyens qui ont fait face, à en croire le RCD, à cette tentative de manipulation, puisque «les marcheurs qui ont renfloué en masse, pour lever le siège sur le bureau régional ont fait avorter la provocation et imposer le retrait du dispositif policier», se réjouit le parti de Belabbas. Le RCD va plus loin en s’estimant visé par le pouvoir en place, car voyant en son organisation et sa mobilisation chaque vendredi un élan. Dans la capitale, écrit-il, et au fil des vendredis, «les carrés des marcheurs du RCD, à leurs tête le président du parti, constitue un lieu de ralliement pour de nombreux citoyennes et citoyens», s’enorgueillit le RCD, relevant «une fierté» pour tous les militants du parti qui engagent le débat avec l’ensemble des manifestants. Enfin et sur une note positive, le RCD rappelle que son objectif – dépassant l’intérêt partisane pour l’instant – est «d’œuvrer au rassemblement le plus large des forces vives du pays pour imposer pacifiquement la rupture avec le système politique en place à travers une phase de transition qui garantie toutes les libertés fondamentales, l’égalité en droit et l’alternance démocratique». Une fois passée cette étape, et «en son temps, le RCD défendra son programme pour une Algérie libérée des mythes inhibiteurs, réconciliée avec son histoire et résolument engagée dans la voie du progrès», conclu-t-il.
Aïssa Moussi

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