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Devant les «risques et périls de la conjoncture»: Bouteflika appelle à atténuer les situations de tension

Alors que le front social est en constante ébullition, le président de la République appelle à ne pas perdre de vue les enjeux de la conjoncture et à placer les intérêts suprêmes du pays au-dessus de toute autre considération .

Pour Abdelaziz Bouteflika qui s’exprimait hier dans un message à l’occasion de la célébration de la Journée de l’avocat, «il est crucial de ne pas perdre de vue les enjeux de la conjoncture au vu de la recrudescence des risques et périls qui planent sur de larges pans de nos frontières». Enjeux auxquels «s’ajoutent la rude concurrence internationale et le conflit des intérêts économiques entre pays forts pour s’accaparer les ressources disponibles sans se soucier des faibles», a expliqué le chef de l’Etat dans le message lu en son nom par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh. Un tableau qui devra, de l’avis de Bouteflika, pousser les Algériens à s’éloigner de tout ce qui est à l’origine des tensions et autres conflits d’intérêts partisans, étant nuisibles à l’unité dont a besoin le pays. «Ces réalités sont autant de facteurs supplémentaires qui doivent inciter les mêmes enfants de la patrie à la cohésion sociale, à la préservation de l’unité nationale et à l’atténuation des situations de tension et de parti pris qui sont nuisibles au consensus dont nous avons si besoin en pareille conjoncture», suggère le président de la République avant d’appeler les citoyens à s’armer de «l’esprit positif» qui fait prévaloir les intérêts suprêmes du pays sur toute autre considération, «le leitmotiv et le levier des différentes forces actives du pays». Sans vouloir rentrer dans les détails, le chef de l’Etat semble appeler les différentes catégories sociales qui protestent depuis des mois, notamment les médecins résidents et les enseignants, à la raison à être vigilants quant aux enjeux de la conjoncture.

Réponse aux ONG

Le Président a défendu le choix démocratique qui, a-t-il dit, «est un principe ancré» et dont la consécration et l’approfondissement «s’appuient sur des règles claires découlant de leurs contextes d’établissement et qui veillent scrupuleusement au respect des dispositions constitutionnelles et juridiques en vigueur». Tout progrès réalisé en matière de ces droits, «de plus en plus larges et diversifiés», de son point de vue, «ne peut être que positif et bénéfique» . Et c’est sur cette lancée que Bouteflika s’en prendra indirectement aux ONG internationales dont les rapports sont souvent critiques envers l’Algérie. D’abord, il rappelle que notre pays qui a adhéré et ratifié, en toute souveraineté et conviction, les différents traités et instruments internationaux en la matière «œuvre à présent à la mise en œuvre de leurs principes après leur intégration dans la Constitution et la mise en conformité de sa législation nationale». «Toutefois, écrit le président Abdelaziz Bouteflika, nous demeurons vigilants à l’égard des démarches inavouées, nombreuses ces jours-ci, qui prétendent la défense de ces principes et autres règles de justice et fondements de la légalité internationale, alors qu’elles servent, en réalité, d’autres visées aux conséquences visibles dans de nombreux pays, et dont certains risquent carrément de disparaître». Une pique on ne peut plus claire à HRW (Human rights watch) et AI (Amnesty international) dont les derniers rapports annuels étaient accablants vis-à-vis de l’Algérie. À en croire les propos du chef de l’Etat, l’implication de ces ONG dans le chaos qui prévaut dans de nombreux pays voisins en proie à des divisions est indiscutable. S’adressant aux robes noires qui célèbrent leur Journée nationale, Bouteflika estime que «l’avocat – en sa qualité de juriste – peut contribuer et jouer un rôle positif multidimensionnel dans le développement du pays et l’ancrage des valeurs constructives dans la société». «Par son travail et l’exercice de sa profession, il participe, à son tour, à l’instauration des fondements de la gouvernance judiciaire», a soutenu le premier magistrat du pays.

Amine Berkane

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