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Droits à la copie privée: L’ONDA a enregistré 20 millions de dollars en 2017

L’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA) a enregistré l’équivalent de 20 millions de dollars, l’année dernière, de droits à la copie privée, destinée aux droits d’auteurs et les droits voisins.

C’est ce qu’a révélé Sami Bencheikh, directeur de cette institution, lors d’une table ronde tenue à l’occasion de la quatrième édition du Salon international de la créativité, inauguré mardi soir. Le directeur de L’ONDA se réjouit de la législation algérienne dans le domaine de la protection de la propriété intellectuelle, appliquée rigoureusement dans notre pays.
Ce qui place l’Algérie en pôle position en Afrique, et occupe également une bonne place dans le classement mondial. Contrairement à beaucoup d’autres pays, l’Algérie applique une taxe sur la copie privée sur tous les fabriquants et importateurs de tout matériel informatique et audiovisuel, destiné à exploiter les œuvres artistiques.
Cette taxe est notamment appliquée sur les importateurs, qui sont soumis par la douane à une autorisation préalable de l’ONDA. Les recettes conséquentes engrangées par la taxe au droit à la copie privée sont réparties sur les artistes, les producteurs, ainsi qu’un pourcentage pour l’ONDA, qui est consacré pour l’animation de la scène culturelle nationale, le financement de projets artistiques et autres activités liées au secteur. Présent également lors de cette conférence, l’auteur et compositeur Italien Lorrenzo Ferrero a déclaré que son pays veille scrupuleusement au respect des droits d’auteurs et applique la taxe sur la copie privée. «la copie privée, ce n’est pas seulement le fait de rembourser les artistes et créateurs, mais ça contribue au développement de la culture, et ainsi à l’économie d’un pays».
«Cette taxe est indispensable pour développer la culture», plaide-t-il. De son côté, le français Pascal dresse un historique de cette race dans son pays depuis les années 80. «cette race est un véritable combat en France. Une bataille permanente entre les sociétés de protection des droits d’auteurs et les autorités», dit-il. «Le numérique à complètement chamboulé les lois établies dans les années 80. Nous ne sommes plus à l’époque des cassettes, où il était facile de réglementer le secteur. Avec l’avènement des smartphones et tablettes, tout à changé», affirme-t-il. Le même conférencier précise que son pays à récolté, en 2017, 317 millions d’euros en valeur de taxes sur la copie privée. 58% de cette somme est le fruit d’utilisation sur smartphones et tablettes d’oeuvres artistiques. Cela pour mettre en évidence à quel point les habitudes ont changé. Cette rencontre, modérée par la présidente de l’OMPI à vu également la présentation d’une étude mondiale menée par la CESAC. La président de la cette Coordination à relevé que les pays africains ne sont pas seuls à piétiner sur ce droit, mais des pays européens et américains sont également à la traîne.

Arezki Ibersiene

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