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Economie solidaire et sociale: 200 jeunes financés à Tizi Ouzou

Deux cents (200) jeunes de différentes localités de la wilaya de Tizi Ouzou ont bénéficié d’un crédit pour la création d’un microprojet d’investissement, et ce, dans le cadre du développement de l’économie solidaire et sociale en Kabylie initié par l’Association Touiza-Solidarité. Une initiative qui a pour objectif de résorber le chômage qui bat son plein en Kabylie et de permettre à ces jeunes de créer leur propre activité et de vivre dignement de leur travail, a affirmé le président de l’Association Touiza Solidarité, Mohammed Khandriche, en marge d’une conférence-débat qui a été organisée dans le cadre de la préparation du séminaire sur la coopération industrielle algéro-française, et qui a eu lieu mercredi dernier, au niveau de l’auditorium de Hasnaoua de l’université Mouloud Mammeri Tizi-Ouzou sous le thème : Coopération, recherche et innovation industrielles. A cette occasion, Khandriche a affirmé que le taux de remboursement de ces crédits est estimé à 85% au niveau local. «L’opération de solidarité se poursuit. Nous appelons notre communauté établie à l’étranger à apporter son soutien pour créer des activités dans la région qui recèle d’importantes potentialités d’investissement», a-t-il ajouté. Khandriche a mis l’accent sur la nécessité de promouvoir les échanges économiques entre les entreprises des deux pays à savoir : l’Algérie et la France. Cette coopération qui se concrétise à travers la mise en place de projets de solidarité visant le développement de l’économie sociale et solidaire en Kabylie. Après avoir projeté un documentaire sur un projet de développement solidaire autour du barrage de Taksebt initié par l’Association Touiza intitulé : «Etincelle d’espoir en terres de montagne», à travers lequel il a été mis en évidence des projets d’investissement accordés aux éleveurs de différentes localités de la wilaya pour résorber le chômage et qui ont pu créer leur propre activité et de vivre dignement de leur travail, Khandriche a encouragé ce genre de projet de développement solidaire. «Des sessions de formation sur les potentialités du territoire ont été organisées au profit de ces jeunes éleveurs et qui ont par la suite bénéficié de crédits financiers dont la somme ne dépasse pas les 300 000 Da pour la création de leur microprojet d’investissement», a-t-il encore précisé.

La Kabylie, fief des PME françaises

Lors de son intervention, le haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, Jean Louis Levet a affirmé que la coopération économique algéro-française est passée de l’import-export à celle de co-investissement et ce, suite au protocole d’accord signé en décembre 2012 entre le président algérien, Abdelaziz Bouteflika et l’ex-président de la République française, François Hollande. Ainsi, il a affirmé que le climat d’investissement et d’entreprenariat est plus attractif dans la capitale du Djurdjura par rapport aux autres régions d’Algérie puisque plusieurs localités sont jumelées à des villes françaises, comme Bouzeguène avec la ville de Saint Denis. «Sur le plan économique, les PME françaises sont plus sécurisées de se retrouver dans des partenaires entre villes puisque cela leur assure de l’accompagnement, la sécurisation du processus du travail», a estimé jean Louis Levet. Il a également affirmé que cette visite entre dans le cadre du comité de pilotage algéro-français mis en place au mois de février dernier à Tizi-Ouzou et qui a pour objectif de développer la dynamique économique de la wilaya de Tizi Ouzou. A préciser que ce comité est représenté par les différents acteurs économiques à citer : la direction de l’Industrie, les investisseurs, le forum des chefs d’entreprises, les jeunes porteurs de projets dans le cadre de différents dispositifs d’aide à l’emploi de jeunes et l’université. Cette force collective, dira t-il, est coordonnée par le wali, Mohamed Bouderbali. «Ma mission dans la wilaya de Tizi Ouzou consiste à rencontrer les investisseurs de la wilaya et les universitaires afin d’avoir un aperçu sur le tissu industriel et les attentes et les thèmes sur lesquels veulent travailler ces investisseurs». Le même conférencier a souhaité de voir ce comité aboutir à organiser un séminaire de travail sur la coopération industrielle algéro-française, qui devrait se tenir au mois d’octobre dans la capitale française, durant lequel ils présenteront les résultats de l’enquête auprès des entrepreneurs algériens et mettre en avant un certains nombre d’entrepreneurs algériens qui ont déjà des partenariats avec leurs homologues français. Il s’agira aussi d’établir de nouveaux projets de coopération entre les opérateurs algériens et français. «Cette fois-ci, ma venue consiste à rencontrer les investisseurs de différents secteurs pour avoir une idée sur la qualité d’investissement au niveau local et définir un plan d’action dans les prochains mois qui nous permettra d’identifier des projets de coopération dans les différents domaines pour avoir une idée sur la méthode d’accompagnement de ces projets de coopération».

Z.C.Hamri

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