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Elle a évoqué les préjudices de la grève: Benghebrit appelle à la vigilance

La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a appelé, hier, depuis la ville de Tizi Ouzou, où elle était en visite de travail, la famille éducative à faire preuve de «vigilance» dans un contexte géopolitique empreint, selon elle, de
«menaces multiples». La ministre de l’Education nationale, Nouria Bengherbit, a entamé, hier, une visite de travail de deux jours dans la wilaya de Tizi Ouzou pour s’enquérir de la situation de son secteur dans une région qui a été pour rappel paralysée durant plus de deux mois par une grève initiée en novembre dernier par le bureau local du Cnapeste. Arrivée aux environs de 15 heures, la ministre de l’Education nationale s’est réunie avec les cadres de son secteur au niveau de la wilaya où elle avait tenu un discours dans lequel elle a annoncé le lancement officiel du prix «Aqlam Bladi» (Plumes de mon pays). «Notre objectif est que les activités périscolaires travaillent la maitrise des langages fondamentaux en encourageant l’élève à lire, à communiquer à travers le théâtre, la participation à des opérations de jumelage» lance à ce propos la ministre qui est revenue également dans son discours sur les grèves cycliques qui paralysent le secteur. «Ne pensez-vous pas que la suspension quasi régulière de la scolarité des élèves, quelque soit la légitimité ou non des raisons invoquées nous met hors normes sur le plan international, en terme de nombre de semaines d’enseignement et prive les apprenants de compétences nécessaires à la poursuite de leur cursus scolaire ?» s’interroge la ministre devant les cadres de son secteur. «Cette situation est génératrice d’inégalités que nous combattons. Elle porte préjudice au principe d’équité et qui est l’un des fondements de notre système scolaire. Ceux qui ont les moyens ont recours aux cours payants, dont les tarifs en période de perturbation de la scolarité connaissent une hausse importante, et ce qui n’ont pas les moyens accumulent les retards» regrette Benghebrit avant de lancer un appel en direction des enseignants notamment ceux qui sont en grève depuis le 30 janvier dernier.

«La grève porte préjudice au principe d’équité»

«Ne faut-il pas un sursaut de conscience et de mobilisation positive pour que -tous ensemble- nous puissions travailler d’abord à la régularité de la scolarité, sans laquelle il y aura de l’indécence à attendre de bons résultats des élèves et un meilleur positionnement de l’école algérienne dans les classements internationaux ?», lance Benghebrit non sans relever les dégâts occasionnés par ces grèves sur la qualité de l’enseignement dispensé aux élèves. «C’est entre autres, l’instabilité dans les enseignements qui a impacté sur la maîtrise de certaines compétences par les apprenants et a quelque peu entravé l’exécution des programmes de formation. Quand vous faites face à des perturbations de scolarité, la priorité c’est d’assurer les enseignements avant tout. La reforme initiée par Son Excellence, Monsieur le président de la République était porteuse de grands espoirs pour l’éducation de nos enfants. Tous les aspects assurant l’amélioration du rendement du système éducatif y étaient prévus. Mais dans un contexte empreint de perturbations cycliques, est-il possible de mettre en œuvre cet ambitieux programme avec tous ses dispositifs d’accompagnement afin d’assurer une bonne formation des enseignants et une meilleure maîtrise des langages fondamentaux par les apprenants», s’interroge encore la ministre qui a également évoqué la dernière grève ayant paralysé son secteur dans la wilaya de Tizi Ouzou non sans avouer que «ce que nous vivons aujourd’hui, ce sont des tensions des différents qui se transforment en crise dont l’origine est en premier lieu, un problème relationnel et surtout non professionnel». Dans son discours, Benghebrit, qui a tenu à remercier les partenaires sociaux qui ont fait preuve, selon elle, d’un sens élevé de la responsabilité, et qui ont signé le 31 janvier 2018 une déclaration commune dans laquelle ils réitèrent leur volonté de «construire un climat social serein dans le secteur dénonçant toute perturbation de la scolarité à ce moment charnière de l’année scolaire».
Tout en prônant le dialogue avec les partenaires sociaux et les encourager à aller vers ce qu’elle qualifie d’une éthique syndicale, la ministre de l’Education a insisté sur la nécessité de faire preuve de «vigilance et d’engagement» dans un contexte géopolitique empreint selon elle de «menaces multiples».

Ali Chebli

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