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élu haut la main à la tête de la LFP: Medouar promet de cohabiter avec Zetchi

Tenue, jeudi, au CTN de Sidi Moussa avec quatre candidats en lice pour le poste de président, l’assemblée générale élective de la Ligue de Football Professionnel (LFP) n’a été finalement qu’une simple formalité pour Abdelkrim Medouar, élu haut la main à la place de Mahfoud Kerbadj, délogé par le Bureau Fédéral de la FAF en janvier dernier.

Medouar a eu la majorité dès le premier tour (19 voix sur 36 votants). Il a devancé Azeddine Arab qui a terminé, à la surprise générale, à la seconde position avec 7 voix. Le duel annoncé entre Abdelkrim Medouar et Mohamed El-Morro que l’on présentait comme le candidat ou le poulain de la FAF n’a pas eu lieu. El-Morro n’a pas fait le poids et il a terminé à la troisième place alors que Mourad Lahlou a, comme prévu, fermé la marche. Medouar a remporté la bataille des coulisses et rallié la majorité des membres de l’AG à sa cause. «C’était une élection transparente et démocratique. Tout s’est déroulé dans la sérénité et le fair-play. Medouar est un président légitime et on lui souhaite beaucoup de réussite dans sa mission», concède Mourad Lahlou. Plébiscité par ses pairs, l’ancien président de l’ASO Chlef et député FLN est en position de force, mais il ne compte nullement aller à l’affrontement avec les responsables de la Fédération, comme son prédécesseur, Mahfoud Kerbadj. Il s’est engagé à collaborer et à cohabiter avec les responsables de la FAF, à leur tête Kheireddine Zetchi, qu’il avait contestés lors de l’AG élective de la Fédération en mars 2017. «La LFP n’est pas indépendante et elle est dans le giron de la FAF. On est là pour gérer les compétitions nationales et être une force de propositions dans le cadre des prérogatives que nous confèrent les statuts de la Ligue et la convention qu’on va signer avec la FAF. Je ne suis un secrétaire général, mais je ne suis pas animé d’un esprit de confrontation. J’ai d’excellentes relations avec Zetchi et tous les membres du Bureau Fédéral. Je n’avais pas critiqué les personnes lors de l’AG élective de la FAF, j’avais juste émis des réserves sur le côté organisationnel. Tout se fera en collaboration avec la FAF et on espère bien évidemment avoir plus de prérogatives dans la convention qu’on va discuter avec la FAF», a précisé Medouar en conférence de presse, lui qui avait démissionné de la LFP en raison de ses faibles prérogatives et de sa domination par la Fédération du temps de Mohamed Raouraoua.

Booster le projet du professionnalisme

Zetchi a décidé de changer de cap et il s’est engagé à donner plus de prérogatives à la nouvelle direction de la LFP. La suppression des experts de la FAF au sein de l’AG de la Ligue et l’organisation d’une élection plurielle pour la première fois plaident pour le nouveau patron de la FAF qui tient vraisemblablement à se débarrasser des problèmes du championnat pour se consacrer entièrement à sa mission principale, le développement de la discipline et la bonne prise en charge des équipes nationales. Le nouveau président de la LFP et ses assistants auront à préparer rapidement la nouvelle saison 2018-2019 qui sera lancée les 10 et 11 août prochain. «On va essayer de remettre de l’ordre dans la maison et d’entamer la préparation de la nouvelle saison», a déclaré Medouar, déterminé à relancer et à booster le projet du professionnalisme, n’ayant pas avancé d’un iota depuis 2010. «Lancer le professionnalisme avec 32 clubs était une erreur. C’était un mauvais départ. On a gaspillé de l’argent pour rien. L’instabilité au poste de ministre de la Jeunesse et des Sports a compliqué davantage la situation. Avec l’arrivée de M. Hattab au MJS, on nourrit un grand espoir. Il a réussi dans les wilayas qu’il a dirigées et il connaît parfaitement le football et le sport en général. Avec lui, je pense que ce sera facile de relancer ce projet et réaliser les centres de formation promis aux clubs professionnels», a expliqué le nouveau président de la LFP, avide de faire toute la lumière sur le partage des Droits TV. «Sans le sponsoring et les Droits TV, les clubs professionnels n’avanceront jamais», précise Medouar qui espère aussi que les pouvoirs publics revoient leur copie en matière d’attribution des sociétés nationales et instaurent un équilibre financier au niveau des clubs.

Larbi Bouazza

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