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En attendant la grande fête de Maâtkas: La fête de l’olive d’Ifigha se tiendra les 2 et 3 février

Placée sous le thème «L’olive à travers le temps» ( Azemmur ger yideli d-wassa), la 5e édition de la fête locale de l’olive d’Ifigha, Ath Ghovri, se tiendra les 2 et 3 février prochain au niveau du village Tabourt, dans la commune éponyme (sise à 56 km à l’est de Tizi Ouzou).

Cet événement devenu incontournable n’a pas cessé de mûrir et de grandir au fil des éditions. Et pour bien le marquer encore une nouvelle fois, un riche programme, alliant exposition, conférences et animation culturelle, a été tracé pour cette manifestation agricole et commerciale, en partenariat avec le comité de village et l’association Tabourt n’Ath Ghobri et l’Apc D’Ifigha. Il est attendu que de nombreux producteurs d’huile d’olive de la commune d’Ifigha aux côtés d’autres exposants des localités voisines, à l’instar de Bouzguene et Azazga, prennent part à cette manifestation qui fait sortir cette région de sa léthargie.Cette manifestation permettra également aux organisateurs de redynamiser la filière oléicole et surtout d’attirer l’attention des responsables locaux afin d’encourager l’investissement dans ce secteur, comme il s’agira de revaloriser ce produit du terroir et de trouver les solutions idoines pour assurer son développement. En attendant donc la grande fête de l’olivier qui se tient annuellement à Maâtkas, c’est la région d’Ifigha qui célèbre cet arbre qui constitue le gagne-pain de nombreuses familles en Kabylie, où, quoique l’on dise, et malgré son abandon, reste l’arbre symbole, l’arbre de la résistance, de la paix et surtout un arbre qui a une âme. La fête permet aussi aux organisateurs de mettre en exergue le potentiel touristique de la région qu’ils vont mettre en valeur à l’occasion pour permettre aux visiteurs de découvrir des sites touristiques et historiques tels que Ifri Ndellal, situé au village Aourir et le mausolée du roi de Koukou, Si Ahmed Oulkadi à Achalam.

La campagne oléicole se poursuit

La tenue de cette fête ne signifie pas la fin de la récolte. Cette dernière se poursuit à travers non seulement cette région d’Ifigha, mais aussi partout en Kabylie. Selon les chiffres rendus publics il y a quelques jours par la direction des services agricoles (DSA) de la wilaya, sur les 13 millions de litres d’huile d’olive prévus pour la production oléicole de la campagne 2017-2018, seuls 4 millions de litres récoltés sur une superficie de 21 000 hectares ont permis la récolte de 500 000 quintaux d’olives avec une moyenne de 17 litres par quintal. Les prévisions annoncent la poursuite de la récolte jusqu’au mois de mars prochain. Les mauvaises conditions climatiques du mois d’octobre dernier ont largement retardé le lancement de la campagne oléicole. A souligner que le nombre des huileries ouvertes cette année est de 248 au niveau local et tournent à plein régime. Cette année encore, la Bactrocera oleae a provoqué des ravages aux oliveraies. Cet insecte dit La mouche de l’olive a saccagé une partie de la production oléicole à travers différentes localités de la wilaya, notamment dans cette région d’Ath Ghovri. La prolifération de cette mouche a été favorisée par les conditions climatiques caractérisées par la hausse de la température jusqu’à la fin du mois d’octobre qui correspond à la période de réceptivité de l’olive, ce qui a permis à l’insecte de compléter sa reproduction, et ce, en sachant que la mouche de l’olive hiberne sous forme de pulpe dans le sol. Les femelles pondent sur un même fruit et ce, dans le cas de fortes infestations associées à de faibles productions de fruits de gros calibres. Cet insecte ravageur provoque la chute prématurée des fruits et la perte d’une partie importante de leur pulpe consommée par la larve. De surcroît, le dépôt à l’intérieur de l’olive attaquée des déchets de l’activité de ce ravageur, ainsi que la trituration de fruits contenant les larves, ont pour conséquence la dépréciation de l’huile produite en lui donnant un goût désagréable. Plus que ça, le manque de pluviosité a également donné un goût amer à l’huile obtenue lors des premières triturations.

Le litre d’huile risque d’atteindre entre 800 et 900 DA

Nombreux sont qui s’accordent à dire ne pas comprendre la montée en flèche du prix du litre d’huile d’olive malgré la production des 13 millions de litres escomptée. S’agissant de l’année dernière, la production était des plus faibles, ce qui s’est répercuté négativement sur les prix. Cependant, ce n’est guère le cas pour cette année. Le prix n’a eu cesse de grimper jusqu’à atteindre des seuils insoupçonnés. Depuis quelques semaines déjà, les prix ont atteint les 800 voire 900 dinars le litre, selon les régions et la qualité de l’huile, comme c’est le cas dans la région d’Ath Ouaguenoun. On croit savoir que selon les pronostics des uns et des autres, il n’est pas impossible de voir le prix du litre atteindre les 1000 dinars.
Aussi, il est incompréhensible que 248 huileries seulement soient ouvertes sur les 464 huileries que compte la wilaya de Tizi Ouzou malgré la bonne production. Les retombées sont là. D’abord, c’est le marché du travail saisonnier qui a reçu un sévère coup, ensuite, c’est le plan économiqu, sachant qu’une huilerie est un lourd investissement qui n’est amorti qu’après plusieurs années de travail.

B. Boubchir

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