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En situation de force sur le plan contractuel: Madjer, un lourd fardeau pour la FAF

Fortement contesté, le sélectionneur national, Rabah Madjer, refuse de rendre le tablier et tient à honorer son contrat avec la Fédération algérienne de football (FAF) jusqu’au bout, soit jusqu’à la CAN 2019.

«J’y suis, j’y reste. Si je démissionne, je vais condamner l’EN. La situation va s’empirer et la sélection ne sortira pas de la crise. Je ne démissionne pas, car j’ai beaucoup de respect pour la sélection et pour mon pays», a-t-il déclaré en conférence de presse à la fin du match contre le Cap Vert au stade du 5-Juillet où il a été conspué et pris à partie durant toute la rencontre par le public qui réclame le retour de Vahid Halilhodzic.
Seul contre tous et ayant perdu le soutien des dirigeants de la Fédération et même de la tutelle, comme l’atteste la sortie médiatique du nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, Madjer fait de la résistance. Il est, en tout cas, en position de force sur le plan contractuel. Son objectif, c’est la qualification pour la CAN 2019 et il n’a pas encore disputé le moindre match dans les éliminatoires de la première Coupe d’Afrique d’été qu’abritera le Cameroun. Son premier test dans cette épreuve est prévu en septembre prochain à Banjul face à la Gambie, le cendrillon du Groupe D, composé aussi du Bénin et du Togo que les Verts avaient battu (1-0) à Blida lors de la première journée de ces éliminatoires, sous la houlette de l’Espagnol Lucas Alcaraz. Madjer est dans la même situation qu’Alcaraz qui avait saisi la FIFA au lendemain de son limogeage par la FAF qui lui avait fixé comme objectif la CAN 2019. «On est là depuis sept mois et on n’a joué des matches amicaux seulement. Notre objectif est la CAN 2019. On a une bonne équipe, il faut nous faire confiance. Moi, je ne m’affole pas. Je sais où on va. Le plus important, c’est la CAN. On doit être prêt pour la Gambie, notre premier vrai test. On va se qualifier et on ira loin à la CAN 2019», a précisé Madjer, accroché à son poste et voulant éviter une autre sortie par la petite porte de l’EN.

Le duo Saâdane-Charef comme solution interne

Nommé ambassadeur de la FAF avant d’être porté à la tête du onze national, à la surprise générale et avec la bénédiction des pouvoirs publics, l’homme à la talonnade est devenu un lourd fardeau et une épine dans le pied de Kheireddine Zetchi, pas du tout content de ses sorties médiatiques, de ses polémiques et contradictions, et surtout des prestations des deux sélections nationales A et A’. Même sur le plan financier, lui et son staff coûtent cher à la FAF. «Le staff technique de l’EN coûtera 24 milliards de centimes par an, c’est trop», s’est indigné le président sortant de la Fédération, Mohamed Raouraoua, lors de la dernière assemblée générale de la FAF. Déchargé des A’ après la défaite contre l’Arabie Saoudite, Madjer sera-t-il limogé en cas d’une nouvelle contre-performance jeudi à Lisbonne face au Portugal ? Sera-t-il convaincu par ses appuis dans les hautes sphères du pouvoir à rendre le tablier ? A la FAF, l’on songe déjà à une solution en cas de départ de Madjer et l’on parle du retour de Rabah Saâdane et Boualem Charef aux commandes des Verts jusqu’à la CAN 2019. Le DTN Saâdane et le DEN Charef avaient sauvé les meubles lors des éliminatoires de la CAN 2000 et lors de la phase finale de la CAN 2004 en Tunisie.

Larbi Bouazza

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