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Enlisement de la coalition arabe au Yemen: L’Arabie saoudite perd la bataille de Hodeida

La coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite qui a promis de triompher en peu de temps dans l’attaque contre Hodeïda, au Yémen, et a échoué. Les crimes de guerre contre les civils continuent.

Lancée en mars 2015, l’attaque menée par la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite contre le Yémen se déroule presque en silence puisque la médiatisation des crimes de guerre perpétrés contre les civils est boudée par nombre de médias occidentaux. Des organisations non gouvernementales disent que la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite a tué des milliers de civils et exigent des pays occidentaux l’annulation de la coopération militaire avec l’Arabie saoudite. L’ONU dit que la coalition a tué des milliers de civils dans des bombardements contre des lieux publics. Des organisations non gouvernementales ont déposé plainte contre l’Arabie saoudite à La Haye. Nombre de pays, dont les Etats-Unis, continuent à armer l’Arabie saoudite malgré les crimes de guerre perpétrés contre les civils du Yemen. La Belgique a décidé de suspendre quatre permis de vente d’armes à l’Arabie saoudite, après les plaintes émises par les instances des droits de l’homme auprès de la justice belge. La Belgique est candidate au Conseil de sécurité de 2019 et elle est l’un des grands fournisseurs d’armes à l’Arabie saoudite. Genève a initié l’annulation de la coopération militaire avec l’Arabie saoudite. Il y a quelques mois, la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite, qui a échoué dans la guerre, a attaqué la province Hodeida, au Yémen. L’Arabie saoudite a promis un triomphe en peu de temps. L’Arabie saoudite et les Emirats arabes qui mènent l’attaque ont échoué dans la bataille puisque jusqu’à ce jour, la coalition arabe n’a pas pu remporter le triomphe malgré les moyens militaires déployés. Cité par la télévision iranienne, le journal d’Israel, Haaretz, écrit que l’échec des Saoudiens et des Émiratis à vaincre les forces de la Résistance yéménite et ce, malgré les équipements militaires les plus sophistiqués au monde que la coalition utilise. En dépit de l’un des meilleurs arsenaux du monde, ces deux pays n’ont pas pu atteindre leurs objectifs au Yémen, précise le journal.
Le journal Haaretz cite les tentatives des dernières semaines de la coalition de Hodeida et ajoute : «Riyad et Abou Dhabi avaient promis d’en finir rapidement avec les Houthis, mais cette bataille s’est transformée en conflit majeur». La coalition prétend avoir attaqué cette ville afin de couper la route principale de ravitaillement des éléments d’Ansarallah et les contraindre aux négociations.  «L’opération de la coalition d’agression n’a pas eu le succès escompté», commente le journal.

Une délégation de diplomates français au Yémen

Une délégation de diplomates français se trouve actuellement à Sanaa pour des contacts politiques et humanitaires avec les rebelles houthis, qui contrôlent la capitale et le nord du Yémen, a-t-on appris de plusieurs sources à Paris. Sollicité par le Figaro, le Quai d’Orsay confirme «une visite centrée sur des questions humanitaires». La France est engagée dans le conflit yéménite aux côtés de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, qui bombardent les positions houthistes, défendues par l’Iran. La délégation, conduite par l’ambassadeur de France au Yémen, Christian Testot, relocalisé en Arabie depuis 2015, doit rencontrer ce mercredi des ONG internationales, qui travaillent dans le Nord, contrôlé par les Houthistes, selon une source humanitaire à Paris. Elle aura également des contacts politiques avec la direction des insurgés chiites, qui ont chassé le gouvernement légitime de Sanaa en 2014, avant de s’étendre à d’autres régions du pays. Fin juin, une précédente visite de l’ambassadeur Testot à Sanaa avait été annulée au dernier moment. «Pour des problèmes de calendrier», indiquait-on à l’époque au Quai d’Orsay. «Nous n’avons pas refusé de le rencontrer», affirmait mercredi le chef des rebelles Abdel Malek al-Houthi dans une interview publiée dans Le Figaro. Mais nous avons demandé des éclaircissements sur le rôle de la France dans l’agression contre le Yémen, après que Le Figaro a publié un article sur la participation des forces spéciales françaises aux côtés des Émiriens», explique Abdel Malek al-Houthi. Les Houthis avaient également dénoncé la tenue, à Paris le 27 juin dernier, d’une conférence humanitaire à laquelle ils n’avaient pas été invités par la France, qui avait dû se plier aux exigences de l’Arabie saoudite, l’autre parrain de cette réunion. Mais, même si cette conférence n’a réuni que des experts internationaux, sans la présence non plus d’humanitaires, Paris tenait à informer les Houthis des résultats de cette réunion afin de préparer une nouvelle conférence qui pourrait avoir lieu à l’automne. Ce sera un des thèmes abordés entre Français et Houthis à Sanaa. Un autre sujet sera au centre des entretiens entre diplomates français et responsables houthis : la détention du navigateur français Alain Goma. En situation de détresse et en pénurie d’eau potable, son bateau avait été contraint d’accoster, début juin, au port d’Al-Hodeïda, tenu par les Houthies. Une semaine après, les Émirats et l’Arabie saoudite déclenchaient leur offensive militaire contre cette ville stratégique. Un membre du ministère des Affaires étrangères, qui gère les affaires d’otages, ferait également partie de la délégation actuellement à Sanaa. Alain Goma, 54 ans, a quitté la France en août 2017, seul à bord de son voilier, pour un long voyage en Inde. Il devait faire escale à Djibouti, avant de devoir stopper sa croisière au Yémen, où la guerre civile fait rage depuis. La France soutient les efforts de l’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, qui multiplie les contacts entre belligérants pour arracher une trêve des combats – d’abord à Al-Hodeïda – afin de relancer les négociations politiques en vue d’une sortie de crise. Sous la pression de ses alliés occidentaux, les Émirats ont annoncé début juillet une pause dans leurs opérations militaires à al-Hodeïda.

Mounir Abi

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