Home / Arrêt sur image / Entre rire et dérision…

Entre rire et dérision…

Les réactions politiques s’enchaînent au fil des heures, après le report des élections. Sorte de grand supermarché, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. De l’importé ou du local, tout est à vendre sauf que c’est gratuit et que ça ne coûte rien d’essayer de se placer sur le marché politique maintenant que des places se libèrent. Ainsi, ça réagit par des interrogations, des visions «hautement» démocratiques, des «révélations» de coulisses, des ambitions, et, bien sûr, des couleuvres à avaler par cette rue, décidément gouffre dans lequel on fourgue n’importe quel caprice de changement. Le mouvement populaire a bon dos, et ça y va sans aucune retenue, de manière inédite. Entre le rire et la dérision, chacun partagera comme il voudra en n’omettant pas, espérons-le, que c’est du sérieux.
Pour comprendre la nouvelle donne empruntée pour le changement, il faudrait disposer d’un focus à grand angle à la place de l’œil, afin d’embrasser l’ensemble de la situation d’un seul regard. Il est évident que beaucoup de ces réactions politiques se sont limitées, à voir les marches, les manifestations et les tergiversations partisanes pour prendre un instantané de la situation du pays. Or, le chantier est vaste pour qu’une transition ait lieu dans des conditions optimales et sur ce qui a été annoncé par le chef d’Etat à travers ses sept engagements. La transition requiert des hommes engagés, dénués de casseroles liées à d’anciennes recettes récriées par la rue. Aussi, faudra les trouver, ces hommes se devant à la compétence et l’intégrité. Ça ne sera pas une mince affaire au vu de l’atmosphère délétère qui se dégage autour et au sein même des centres de décision. Habitués à la critique systématique, les empêcheurs de tourner en rond se font grandiloquents dans les actions mineures.
Inhabiles dans le dépassement de soi, ils refusent toute remise en question et le vrai combat qui risque de leur porter préjudice. Leur préférence va vers le confort du consensus pour éviter ce risque. Ainsi, la vacuité remplace-t-elle la volonté du changement, hélas. C’est écrit depuis des années et la simple logique explique le déroulé de certaines réactions partisanes, ces dernières heures. Certains partis ont peur de disparaître ! Cette peur a même gagné un fantasque prétendant à l’élection reportée. Son patronyme, traduit en arabe dialectal, le fait sautiller (…) un peu partout. Lundi soir, il était sur le plateau télé de «France info» pour se gaver d’illusions. Grand bien lui fasse, mais comme d’autres prétentieux du même acabit, il lui faudra se faire une raison : plus de place aux artifices.
Dépassés par les événements et par manque de vision de focus à grand angle, ils mentent, dissimulent et affabulent pour mieux cacher leur embarras et ne pas perdre la face. Trop de paroles lénifiantes et d’assertions sans suite ont fini par lasser un auditoire aux antipodes de leurs privilèges. Le catalogue général à but lucratif est en voie de révision. La refondation du champ politique national peut avoir raison de tous les partis conjuguant, souvent, l’inutile au paraître pour exister. Le nouveau départ est irréversible. Il ne pourra occulter les attentes citoyennes, notamment de cette jeunesse arrimée au monde moderne marquée par la révolution des nouvelles technologies. La recherche d’un mieux-être sera la réponse à ces sempiternels empêcheurs de tourner en rond…
M. N.

About Letemps

Check Also

En attendant le procès du siècle…

Entre le droit et son contraire, vogue la galère d’une justice à deux, trois ou …