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Entreprise communale de prestations de Tizi-Rached.. Le pourrissement

Les travailleurs de cette EPIC dénoncent haut et fort les conditions précaires dans lesquelles ils exercent, ainsi que les pratiques méprisantes des autorités locales à leur égard.

Rien ne va plus au niveau de l’EPIC, l’Entreprise communale de prestation de Tizi-Rached (située à 15 km à l’est de la ville de Tizi-Ouzou). Les travailleurs de cette EPIC dénoncent haut et fort les conditions précaires dans lesquelles ils exercent leur travail, mais aussi ainsi les pratiques méprisantes imposées par les autorités locales à leur égard, puisqu’à ce jour, aucune solution n’a été apportée pour désamorcer la crise dans laquelle patauge cette entreprise. En un seul mot, c’est un véritable marasme ! Pour y remédier, ils interpellent les autorités compétentes afin d’ouvrir une enquête sur cette gestion dont l’objectif est de sauvegarder leurs postes de travail.
En grève depuis le 4 mars dernier à ce jour, les travailleurs de l’EPIC ECPTR spécialisée dans le ramassage scolaire et la collecte des déchets ménagers de la localité de Tizi-Rached tirent la sonnette d’alarme quant à la situation dramatique qu’ils subissent quotidiennement, notamment face à l’entêtement de l’Assemblée populaire communale (APC) de trouver des solutions idoines pour améliorer leurs conditions socioprofessionnelles. D’après le secrétaire général de la section syndicale de l’EPIC, Serek Mohand Chabane, au lieu de désamorcer la situation, l’APC est en train de camper sur sa position de sourde oreille et opte pour le pourrissement de cette crise.
«Nous avons obtenu des assurances de la part du P/APC qui s’est engagé depuis le 13 février dernier à régler le problème par la mise en place d’une convention collective, mais malheureusement rien a été fait. Bien au contraire, les conditions ne cessent de se dégrader d’une année à l’autre», regrette-t-il. Pire encore, le même SG a tiré à boulets rouges pour le retard accusé dans le versement des salaires mensuels qui restent toujours misérables au profit des travailleurs dont la majorité sont des pères de famille.
Une situation qui a été qualifiée par la section syndicale de l’Epic de désastreuse. Ainsi, il a dénoncé le recours à des solutions de bricolage imposées par l’APC qui a fait appel à des opérateurs étrangers à la commune pour la collecte des ordures ménagères, alors que les travailleurs grévistes ont assuré le service minimum pour éviter de pénaliser le citoyen et les élèves. «Nous avons déclaré que nous n’avons pas refusé d’assurer le service minimum, le ramassage scolaire en période d’examen et même la collecte des déchets ménagers lorsque la situation l’exige. Mais malheureusement, la tutelle est en train de mener une politique de sabotage à l’égard des travailleurs».
Dans le même ordre d’idées, Serik Med Chabane a indiqué que le matériel roulant est en majorité en panne et dont le contrôle technique fait défaut, sans aucune condition sécuritaire, ce qui pénalise les travailleurs de mener leur travail dans de bonnes conditions. «Nos travailleurs font face à d’innombrables problèmes au vu et au su des responsables locaux». Pour illustrer ses propos, il a précisé que les éboueurs travaillent sans souliers de sécurité ni gants de protection. Mais aussi, il a remis en cause le manque d’approvisionnement du parc en gasoil. Des pratiques que les grévistes considèrent de pratiques de sabotage menées par la tutelle dont l’objectif est d’étouffer leur entreprise qui a été considérée le véritable poumon de la commune de Tizi-Rached qui a été primée à deux reprises ville la plus propre de la wilaya et ce, grâce aux efforts des travailleurs de l’ECPTR qui ont mené leur travail avec abnégation, mais aucune initiative encourageante n’a été menée à leur profit en guise de reconnaissance de leurs sacrifices de veiller sur l’aspect environnemental de la commune.
«Nous avons ressenti une sorte de politique de fuite en avant de la part de la tutelle. D’ailleurs, en 2006, l’exécutif a proposé la dissolution de l’EPIC et c’est le vœu qu’ils veulent exaucer aujourd’hui». Devant une telle situation, les travailleurs de cette entreprise appellent les autorités compétentes et concernées à procéder à l’installation d’une commission d’enquête sur la gestion chaotique de cette entreprise et situer les responsabilités de tout un chacun. «Nous demandons l’ouverture d’une enquête sur cette gestion, mais aussi sur les personnes qui sont derrière le sabotage des travailleurs». Le cas échant, les grévistes menacent de durcir le ton jusqu’à la satisfaction de leurs doléances les plus légitimes et l’amélioration cde leurs conditions socioprofessionnelles.
Z. C. Hamri

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