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Environnement et biodiversité: Lâcher de perdrix gambra

Si le protocole expérimentale de lâcher de la perdrix gambra s’est déjà déroulé dans certaines wilayas, notamment à Médéa, à l’initiative du centre cynégétique de Zéralda, c’est au tour de la wilaya de Tizi Ouzou de connaître la même opération, première du genre qui s’est déroulée à Azeffoun au nord-est de la wilaya.
Cette opération se fixe comme objectif, la réhabilitation de la faune sauvage, est la validation de la lignée de la perdrix gambra, sélectionné par le centre cynégétique de Zéralda et issue d’un génome sauvage prélevé des populations sauvages de la région. Les populations de perdrix gambra ont fortement décliné, suite à une exploitation anarchique et abusive de ce patrimoine. Parmi les autres phénomènes qui ont contribué à l’importante diminution des populations on citera aussi la dégradation des habitats, le surpâturage, la mécanisation de l’agriculture, par le braconnage et la prédation dans certaines régions.

Une perdrix qui a de la grâce

La perdrix occupe une place de choix dans les adages populaires. Sa beauté, son vol rapide, sa grâce on toujours fasciné. Ne dit-on pas d’une jeune belle fille en kabyle «Tasekourt». On a même tiré de ce nom le prénom de Serkoura. Pour cette espèce, la perdrix gambra, les ornithologues la écrivent ainsi :«Homologue africaine de la Perdrix rouge et de la bartavelle, elle ressemble à première vue aux autres perdrix à pattes rouges et aux flancs barrés». Elle s’en distingue cependant aisément par des caractères qui lui sont propres. Chez la perdrix gambra, le dessus de la tête est marron-brun, plus sombre sur les bords. Les lorums et les sourcils sont gris, le bandeau auriculaire brun-roux. Les joues gris pâle et la gorge blanchâtre créent un dessin typique visible même en vol. Deux traits distinctifs sont absolument essentiels : contrairement aux autres espèces du genre alectoris, le collier noir qui fait la transition entre le cou et la poitrine est absent et remplacé par un collet marron piqueté de blanc. Le manteau et le dos sont brun grisâtre avec des scapulaires bleu-gris bordées de roux vif. Le dessous est assez similaire aux autres espèces du genre alectoris : bande pectorale gris brunâtre et plastron roux-isabelle, flancs barrés de roux, de noir et de blanc, ventre ocre-jaune. Les rémiges présentent une teinte brune, les rectrices sont en partie brun-marron, excepté les médianes qui sont franchement grises. Le bec et les pattes sont rouges, un cercle orbital orangé entoure l’iris brun-rouge.

Le choix n’est pas fortuit

Le choix de procéder au lâcher de cette espèce à Azeffoun n’est pas fortuit. Cette région maritime répond à certains critères qui peuvent aider la perdrix gambra à se reproduire et nidifier facilement. La saison de reproduction commence à la fin avril et peut se prolonger jusqu’au mois de juin.
Le nid est bâti à terre et est souvent un simple grattage sous les broussailles.
La femelle pond 10 à 15 œufs d’une teinte brun jaunâtre pâle tachetés de brun-roux. L’incubation est assurée par la femelle seule pendant une période qui varie entre 24 et 25 jours.
Elle fréquente les milieux ouverts. Elle habite habituellement les lieux accidentés, plus ou moins pierreux, mais pourvus d’un couvert assez dense de maquis épineux et de boisements clairs. On la trouve également dans les zones littorales et les dunes côtières, les cultures, les champs de céréales, les oliveraies et les vergers. Omnivore, le régime de la perdrix gambra consiste en pousses, graines et petits fruits, en olives à l’occasion. Ce régime végétal est complété par des insectes et autres bestioles, surtout par des fourmis.

B. B.

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