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Et si l’on rêvait…

C’est que la politique est partout, elle intervient à tous les niveaux et à toutes les étapes de notre vie

 

Depuis plus d’une douzaine de jours que l’APN est dans la peine. Du coup, on se demande ce qu’est vraiment la politique. Bien que novices en la matière, on ne va tout de même pas croire que c’est un poker-menteur ou une partie d’échecs. Non, comme partout ailleurs, ça n’est pas si simple. Ce sont les relations et les actions qui interviennent pour l’organiser, via les lois, les règles, les normes, les contrôles, les financements, les investissements, la santé, les orientations internationales, les méthodes d’enseignement, l’organisation du travail, l’aménagement du territoire, les transports, bref tout. Et, tellement intégrés et plongés dans ce système, nous autres citoyens n’en percevons que les côtés les plus négatifs ou les plus répressifs. Normal, faut trouver à qui faire porter la «chéchia» du responsable quand ça va mal, côté pouvoir d’achat, logements, emplois, etc. C’est que la politique est partout, elle intervient à tous les niveaux et à toutes les étapes de notre vie. Aujourd’hui, pour la majorité des citoyens, la politique, c’est avant tout les hommes qui la font, et qui sont organisés en parti, en organisation, en mouvement. Ces hommes politiques sont perçus comme des professionnels. Ils forment un ensemble cohérent et stable jusqu’à un renouvellement annoncé, à une élection programmée. Là, ça se corse, et on voit souvent ces professionnels tergiverser, vouloir mélanger torchons et serviettes en créant des zizanies. Et on oublie souvent l’essentiel : que tout système politique est basé sur la Constitution ! Et une Constitution, c’est la stabilité, l’intangibilité, l’inviolable sens républicain choisi par le pays et ses institutions. Aussi, à chaque fois que des vents mauvais soufflent sur l’une ou l’autre de nos institutions, comment ne pas s’empêcher de relever la vacuité de certaines paroles politiques, du vide qui se cache derrière les paroles creuses d’une pseudo-opposition en manque de visibilité. Une opposition qui existe, soit dit en passant, grâce à la Constitution. Et là, c’est tout ce qu’on voudra, mais pas de la politique ! Une caste de techniciens, de petits comptables soucieux de leurs intérêts personnels qui ne font que ressasser, et depuis des lustres, la même rengaine populiste, si ce n’est pas celle de l’islamisme, ça renseigne d’un bout de souffle ambiant et chronique chez ces agitateurs politiques. Ils agissent en fonction de leur ressenti, de leurs émotions, de leurs pulsions. Nombreux sont les citoyens, encartés à un parti ou non, à avoir la sensation de ne pas pouvoir influer sur cette «classe» politique devenue caste déconnectée de la société, enfermée sur elle-même. Une fois élus, ils et elles ne vivent que pour eux-mêmes, ne se parlent qu’à eux-mêmes et n’agissent que pour eux-mêmes. Et dire que des électeurs auront cru en leurs fadaises ! Ces électeurs croient, pourtant, en la politique et ses actions. Alors, que faire ? Commencer par rêver ! Et envisager, sérieusement, une toute autre approche politique. Un système ouvert et collaboratif, basé sur des échanges, des débats auxquels les gens vont fortement adhérer, et l’implosion des nids de vipères et de leurs imbéciles se prévalant de politique se fera finalement d’elle-même. Le changement s’effectuera donc par une désaffection, et une adhésion à une autre approche. Elle serait basée sur le même principe que celui de la Justice. Des professionnels encadrant des personnes désignées pour un jury qui, au final, seront les vrais décideurs. Rêvons…

Par Mourad N.

M. N.

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