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Evolution de la santé en Algérie: La mortalité recule

L’étude sur l’évolution et l’état de santé de la population algérienne révèle une baisse sensible de la mortalité 2017 en Algérie.

En effet, la direction de la population au ministère de la Santé et de la Population a réalisé une étude qui expose l’évolution de l’état de santé de la population algérienne au cours de l’année 2017. Ainsi, selon l’étude, il a été constaté que le taux de mortalité infantile a baissé, soit 21 pour mille naissances vivantes en 2017, contre 36,9 pour mille en 2000, et le taux de mortinatalité – le nombre de mort-nés – a enregistré une baisse, soit 12,5 pour mille en 2017, alors qu’il était à 24,7 pour mille en 2000. De ce fait, l’étude démontre, chiffres à l’appui, que le taux de natalité en Algérie est aujourd’hui parmi les plus élevés au monde, induisant une fécondité de 3,1 enfants par femme.
Cette baisse de la mortalité a été également enregistrée en 2016 comparativement à 2015, selon l’ONS, puisque «180.000 décès ont été enregistrés auprès des bureaux de l’état civil, soit 3.000 décès en moins par rapport à 2015». Quant à la mortalité infantile, elle a diminué de 3.8% en 2016 par rapport à 2015, d’où le recul du taux de mortalité infantile (TMI) de 1,4 point comparé à l’année 2015. Aussi, la mortinatalité a baissé en 2016, avec un taux de 2.6%, soit 14.236 cas par rapport à 2015. Cependant, l’année 2015 a connu un accroissement de la mortalité, avec 183 000 décès relevés, soit 5.2% par rapport à 2014. La mortalité infantile, quant à elle, a enregistré une hausse en 2015 de 3.9% par rapport à 2014.
La mortalité infanto-juvénile a augmenté d’un dixième de point entre 2014 et 2015, soit un taux de 25.7%, alors que la mortalité juvénile a reculé, passant de 3.6% à 3.4% entre 2014 et 2015. L’étude sur l’évolution et l’état de santé de la population algérienne en 2017 révèle également que le taux de mortalité maternelle «a été ramené de 117,4 pour 100.000 naissances vivants en 1999 à 57,7 en 2016». L’espérance de vie à la naissance en Algérie a augmenté, passant de 72,5 années en 2000 à 77,6 années en 2017.

Le personnel médical en hausse

Selon l’étude, le nombre de praticiens dans les secteurs public et privé au niveau national est passé de 38.695 en 2000, à 82.396 en 2016, qui relève que «ce nombre n’inclut pas les professeurs, docents, maitres assistants et résidents, estimés à 16.883 en 2016». La prise en charge médicale au niveau national s’est améliorée, selon cette étude, puisque «sur une population estimée à 40.836.000 habitants en 2016, on compte, pour la même année, un spécialiste pour 1.620 habitants (contre 3.497 en 2000), un généraliste pour 1.275 habitants (contre 1.770 en 2000), un dentiste pour 3.036 habitants (contre 3.797 en 2000) et un pharmacien pour 3.488 habitants (contre 6.333 en 2000)». Le personnel paramédical est passé de 87.012 en 2000 à 127.183 en 2016. Le nombre d’établissements hospitaliers est passé, pour la période 2000-2016, de 12 à 15, pour les structures hospitalières spécialisées de 31 à 75 et, enfin, de 1 en 2006 à 30 en 2016 pour les établissements hospitaliers spécialisés mère et enfant. L’investissement privé dans le médical s’est également développé, passant de 127 cliniques médico-chirurgicales en 2003 à 249 en 2016. Pour rappel, l’Algérie comptait, au 1er janvier 2018, 42,2 millions d’habitants.

Malika Bougherara

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