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Evolution du marché pétrolier: Les prévisions de l’Opep

La remontée des cours du pétrole depuis le début de semaine a créé de l’optimisme chez l’Opep. L’organisation a estimé que le marché du pétrole devrait avoir trouvé son point d’équilibre d’ici la fin 2018, une année qui sera marquée par une solide hausse de la demande.

Selon l’Opep, la croissance de la demande mondiale de pétrole est estimée à 1,51 million de barils par jour (mb/j) en 2018, comparé à 1,26 mb/j jusqu’ici, pour atteindre 98,45 mb/j. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a souligné dans son rapport mensuel que la demande a été plus forte que prévu cette année. «L’expansion du secteur des transports devrait représenter l’essentiel de la croissance de la demande de pétrole», a ajouté l’Opep, qui anticipe une solide croissance économique l’an prochain.
La production de brut de l’Opep en 2018 devrait pour sa part atteindre 33,2 mb/j, un chiffre supérieur aux niveaux de production de cette année (32,8 mb/j), mais moins qu’anticipé jusqu’alors.
Les quatorze pays de l’organisation ont pompé un total de 32,45 mb/j en novembre, soit 133.000 barils par jour de moins qu’en octobre, selon des sources secondaires. Le déclin a surtout été marqué en Angola, en Arabie saoudite, au Venezuela et aux Emirats arabes unis.
L’Opep et ses partenaires, dont la Russie, ont renouvelé récemment jusqu’à fin 2018 un accord de baisse de la production, qui vise à rééquilibrer le marché mondial et à redonner des couleurs aux prix du baril. Pour les pays non-Opep, l’offre devrait progresser de 0,99 mb/j pour atteindre un total moyen de 58,81 mb/j sur l’année 2018. La croissance devrait encore être forte aux Etats-Unis avec l’essor des pétroles non-conventionnels. L’Opep table toutefois dans l’ensemble sur «une nouvelle réduction des stocks mondiaux excédentaires, conduisant à un marché équilibré d’ici la fin 2018». Le rapport note par ailleurs des «indications grandissantes sur le fait que le marché s’achemine tranquillement vers un rééquilibrage» sur fond de stocks en diminution, de demande saine et de tensions géopolitiques. «Le processus de rééquilibrage du marché est en bonne voie, soutenu par des niveaux de conformité historiquement élevés de la part des pays participants» aux accords de limitation de la production, avait aussi estimé le secrétaire général de l’organisation Mohammed Barkindo, lors d’un discours à Pékin mardi. Hier, les cours du pétrole ont accusé une baisse en fin d’échanges européens après trois séances de hausse dues en grande partie à une fermeture d’oléoduc en mer du Nord, les investisseurs préférant encaisser leurs gains avant les données hebdomadaires sur les réserves américaines. Vers 17H00 GMT (18H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 63,85 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour le contrat de janvier, il valait à 57,66 dollars. Le Brent avait atteint mardi les 65,83 dollars, à son plus haut niveau depuis juin 2015, avant d’effacer ses gains. Globalement, le marché pétrolier reste stable et s’éloigne des scénarios catastrophes grâce à la politique adoptée par l’Opep et les non Opep depuis septembre 2016.

Samir M.

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