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Explosions de petroliers.. L’ambiguïté

Les explosions (de pétroliers) aux Emirats sont entourées de quelques zones d’ombre : comment se fait-il par exemple, que de si vastes déflagrations puissent avoir lieu, sans que les militaires américains et français, largement présents dans des bases aux Emirats, ne se doutent de quelque chose? Ou encore, comment se fait-il que l’armée émiratie, en pleine guerre contre le Yémen, et donc bien alerte sur le plan militaire, n’ait pu agir contre l’auteur ou les auteurs de l’incident? Mais il existe d’autres ambiguïtés : Selon la version émiratie, 4 pétroliers ont pris feu, mais aucune victime, ni perte n’est à déplorer. Les experts, qui s’y connaissent, affirment pourtant que ce genre d’incident ne pourrait se produire sans qu’il y ait des dégâts, à moins que les pétroliers eurent été évacués avant. Et puis, il y a la réaction particulièrement paradoxale des Emiratis, qui est allée du démenti, dans les premières heures suivant les explosions, aux suppositions plus calibrées, le soir de l’incident. Vint ensuite la version saoudienne qui, elle, évoque une attaque qui n’a fait pas de victimes, mais qui a visé le pétrole destiné aux Etats-Unis.

La presse d’Israël fait dans le ridicule
Les explosions ciblant les petroliers peuvent avoir été menées pour la justification d’une guerre contre l‘Iran. Le scénario comporte des éléments qui ne tournent pas rond : les explosions de Fujaïrah interviennent après le tweet incendiaire de John Bolton, où il menace l’Iran de frappes militaires directes, si les Etats-Unis et leurs alliés dans la région seraient pris pour cible. Depuis 24 heures, la seule partie qui accuse implicitement l’Iran d’être derrière les explosions de Fujaïrah, c’est Israël, dont la presse avance pêle-mêle l’hypothèse de tirs de missiles iraniens. Le scénario ridicule illustre le caractère hostile, de la politique lancée par le premier ministre d’Israël contre l’Iran. Netanyahou incite le président américain à lancer la guerre contre l’Iran. Le président américain veut bien obéir, mais ne peut engager Washington dans une guerre, et ne pas être assuré de gagner. A l’approche de l’élection présidentielle, le président américain, dénoncé pour son racisme et sa haine envers les musulmans, cherche à être élu pour un nouveau mandat, tout en faisant preuve d’obéissance au très contesté premier ministre d’Israël.

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