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Extension des superficies irriguées.. 66% du programme réalisés

Ces superficies sont réparties entre plus de 1,24 million ha irrigués à partir de la petite et moyenne hydraulique (puits, forages) et 87.000 ha de grands périmètres d’irrigation.

A fin 2018, le total des superficies irriguées a atteint plus de 1,33 million d’hectares, soit un taux de réalisation de 66% de l’objectif du programme national d’extension des superficies irriguées, a indiqué à Alger un responsable auprès du ministère des Ressources en eau. L’objectif de ce programme, visant à atteindre 2 millions d’hectares irrigués à l’horizon 2020, soit 24% de la superficie agricole utile, «sera bel et bien atteint avant échéance», a affirmé le sous-directeur de la petite et moyenne hydraulique auprès de ce ministère, Karim Laleg, lors d’une rencontre organisée en marge du Salon international des équipements, des technologies, des services de l’eau et de l’environnement (SIEE Pollutec 2019), qui s’est achevé jeudi. La superficie irriguée est ainsi passée de 350.000 ha en 2000 à 1.330.669 ha à fin 2018, soit un taux d’accroissement de 380%, a-t-il précisé.
Ces superficies sont réparties entre plus de 1,24 million ha irrigués à partir de la petite et moyenne hydraulique (puits, forages) et 87.000 ha de grands périmètres d’irrigation, a-t-il expliqué. Selon lui, l’objectif est d’atteindre 1,624 million ha de la petite et moyenne hydraulique, et 376.000 ha de grands périmètres d’irrigation à l’horizon 2020. Il a, par ailleurs, indiqué que l’évolution du nombre des forages et puits à usage agricole a connu une évolution importante, passant de 120.000 forages et puits pour une superficie irriguée de 271.000 ha en 2000 à 238.340 pour une superficie irriguée de 1,09 million ha en 2018.
En matière d’autorisations de de fonçage de forages et puits, il a été délivré, entre 2010 et 2018, un total de 45.533 autorisations de forages et puits (35.548 forages et 11.102 puits) sur 70.985 demandes déposées, ce qui représente un taux de satisfaction moyen (sur 9 ans) de 66%. Quant aux ouvrages de mobilisation (petits barrages et retenues collinaires), le parc national en retenues collinaires est passé de 304 d’une capacité globale de 27 millions de m3 en 2000 à 514 d’une capacité de 62 millions de m3 en 2018, permettant l’irrigation de 46.680 ha. S’agissant des périmètres d’irrigation, Laleg a rappelé qu’en 1962, l’Algérie possédait 8 périmètres d’irrigation d’une superficie équipée de 110.500 ha, dont la ressource en eau était assurée à partir de 13 barrages, un marais et un champ captant les wilayas d’Alger, Boumerdès, Blida, Djelfa, Chlef, Relizane, Mostaganem, M’sila et Mascara.
Le nombre de périmètres d’irrigation a connu un développement important en 2000, notamment en matière de représentativité territoriale avec la création de 7 nouveaux périmètres d’irrigation, selon lui.
Ce développement a permis de passer de 8 périmètres d’irrigation en 1962 à 15 périmètres d’irrigation en 2000, soit d’une superficie équipée passant de 110.500 ha à 156.250 ha, soit une extension de 45.750 ha. Depuis l’an 2000, un programme de développement des périmètres d’irrigation a été mis en œuvre à travers la réalisation de 28 nouveaux périmètres d’une superficie équipée de 92.453 ha, a affirmé le même responsable. La réhabilitation et le réaménagement des anciens périmètres avaient également permis une extension pour passer de 156.250 ha à 175.923 ha (hausse de 19.673 ha). La superficie équipée a connu un accroissement pour atteindre 168.376 ha à fin 2018, repartie sur 42 périmètres d’irrigation.

7 milliards de m3 consommés par an
Pour sa part, le sous-directeur du développement de l’irrigation auprès du même ministère, Larbi Kious, a indiqué que 66% des potentialités en eau mobilisées ont été affectés à l’agriculture en 2018, contre moins de 40% en 2000. La consommation en eau d’irrigation est estimée à 7 milliards de m3 contre 1,8 milliard de m3 en 2000, a-t-il détaillé, en affirmant que l’évolution en termes de l’économie d’eau est passée à 57% en 2018 contre 21% en 2000. Selon lui, la généralisation de l’utilisation des techniques modernes par systèmes d’irrigation économiseurs d’eau permettra d’économiser plus de 20% de la consommation actuelle en eau, soit l’équivalent à l’irrigation d’environ 200.000 ha supplémentaires. Par ailleurs, le représentant de l’Institut national des sols, de l’irrigation et du drainage, Djamel Zarab, a relevé le rôle et les missions du Laboratoire de contrôle des caractéristiques techniques des équipements d’irrigation, et son apport dans la conformité des opérations d’irrigation menées à travers le territoire national. Inauguré en 2011 dans le cadre du programme national d’extension des superficies irriguées, ce laboratoire permet d’améliorer l’efficience d’irrigation à la parcelle à travers le contrôle des caractéristiques techniques des équipements d’irrigation.
Il signale et remédie les influences externes (radiations ultra-violet, oxygène de l’atmosphère, les substances chimiques ou biologiques), le vieillissement prématuré des matériaux d’irrigation, la diminution des propriétés physico-chimiques (rupture, éclatement, dégradation, dilatation) des équipements d’irrigation, et ce, afin de permettre une irrigation efficace, répondant aux normes internationales en la matière. Pour rappel, le programme national d’extension des superficies irriguées s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du gouvernement relative à l’extension de la superficie irriguée d’un million ha supplémentaires, dans le cadre d’une plateforme de concertation entre le ministère des Ressources en eau et le ministère de l’Agriculture. Cette plateforme entre les deux secteurs vise le renforcement de la coordination des activités en lien avec l’hydraulique agricole, qui s’est traduit par la mise en œuvre d’un plan d’action commun pour atteindre les objectifs fixés.
Samir Malek

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