Home / Economie / Fabrication de pièces et composants pour l’industrie automobile: Des journées techniques début mars à Alger

Fabrication de pièces et composants pour l’industrie automobile: Des journées techniques début mars à Alger

Pour le démarrage réel de l’industrie automobile, des journées techniques seront organisées par le ministère de l’Industrie et des mines au début du mois de mars.

C’est ce qu’a annoncé, hier, Youcef Yousfi, dans un entretien accordé au journal El moudjahid. Ces journées devront réunir les fabricants installés en Algérie et les sous-traitants, a-t-il indiqué, ajoutant que le but est de mettre en place les instruments de complémentarité nécessaires. Pour le ministre de l’Industrie, les activités de montage et de sous-traitance doivent démarrer ensemble. «La sous-traitance industrielle constitue un moyen idoine et incontournable pour l’atteinte d’une intégration qui n’est en fait que l’objectif escompté», fait-il savoir. Afin de soutenir le secteur de l’industrie automobile, les pouvoirs publics ont pris des mesures incitatives promulguées dans la loi de finances pour 2018. La concentration des activités de sous-traitance dans des zones distinctes permettra, selon le ministre, un meilleur encadrement de la part de tous les intervenants et pour une réelle réactivité.
Les pouvoirs publics ont mis en place également des mécanismes juridiques et techniques à même de booster les activités de sous-traitance industrielle. Ce qui est attendu, dans ce contexte, c’est l’augmentation de l’offre en composants, organes ou pièces destinés au cycle de production ou à la maintenance de l’outil de production, selon des standards internationaux et homologations des donneurs d’ordres. Youcef Yousfi a estimé que les objectifs relatifs à une maximisation du taux d’intégration ne sont possibles que par la prise en charge réelle de la sous-traitance industrielle et la mobilisation de tous les acteurs agissant dans l’environnement des sous-traitants industriels. Le ministre de l’Industrie a annoncé la création de centres techniques industriels et prochainement d’autres qui seront mis en place pour apporter un appui et un soutien technique aux PME. Pour la filière minière, plusieurs projets sont également en cours de réalisation. Indiquant que le programme d’investissement dans la prospection minière s’élève à 1,50 milliard DA pour l’année 2018 et à 9,4 milliards DA pour la période 2018-2028, le ministre a affirmé que les perspectives dans ce secteur s’annoncent prometteuses, notamment par la relance du mégaprojet de Gara Djebilet, les sites de Souk-Ahras pour la production de l’acide phosphorique, celui de Tébessa pour l’exploitation de la nouvelle mine de phosphate de Bled El Hadba et le projet d’exploitation du manganèse à Bechar. Il a également cité les mines de zinc à Chabet El-Hamra (Sétif) et de baryte d’Ichmoul à Batna.
Quant aux industries de matériaux de construction, sidérurgique, mécanique, agroalimentaire, électronique, elles sont considérées comme les secteurs qui présentent des opportunités d’exportation au cours des prochaines années. Après la première opération d’exportation du ciment gris par le groupe LafargeHolcim, une autre opération d’exportation de ciment gris d’environ 100.000 tonnes par mois est en cours de réalisation, a annoncé le ministre de l’Industrie, précisant qu’avec l’entrée en production des nouvelles cimenteries, dans le futur proche, l’excédent sera de plus en plus important. Le groupe public Gica s’est déjà préparé pour assurer sa part d’exportation. S’agissant de l’industrie sidérurgique, il est question après l’entrée en exploitation progressive de nouveaux investissements, d’augmenter graduellement la part de la production nationale dans l’approvisionnement du marché et de réduire de manière considérable la part des importations. Le complexe El Hadjar atteindra, a assuré Youcef Yousfi, le niveau de production projeté de 1,2 million de tonnes/an. Les capacités globales du pays dans ce domaine totaliseront 13,2 millions de tonnes dans les prochaines années.
Evoquant la diversification de l’économie nationale, il a considéré que ce chantier constitue la seule alternative pour alléger «la facture de nos importations qui a atteint des seuils inquiétants».

Samir Malek

Check Also

Durant les cinq premiers mois de 2019.. Hausse de 5,5% des recettes douanières

Cette amélioration s’explique, essentiellement, par les recouvrements exceptionnels qui ont été réalisés, au titre des …