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Foreign Policy parle du meurtre de Jamal Khashoggi: Le prince sera lâché par Washington

Le prince de l’Arabie saoudite est accusé, implicitement, d’être celui qui a donné l’ordre pour l’assassinat du journaliste opposant saoudien, Jamal Khashoggi. Le président américain qui le cautionne, est dans l’embarras. Foreign Policy dit qu’il exigera la destitution du prince.

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a été choqué par les suites du meurtre par son gouvernement, du chroniqueur du Washington Post, Jamal Khashoggi. Selon Foreign Policy, ce n’est pas la première fois qu’un responsable, coopérant avec Washington, supposait qu’il pouvait agir, du fait de son rapprochement avec Washington, dans la lutte contre l’Iran. Des années avant que Saddam ne devienne l’ennemi principal de Washington, il bénéficiait d’un soutien important de la part des États-Unis et d’autres pays occidentaux. Cela a pris fin après qu’il ait décidé d’envahir le Koweït, en 1990. Cependant, les préparatifs de ce conflit et le précédent patronage de l’ancien président irakien par Washington, fournissent des enseignements instructifs pour la politique régionale américaine aujourd’hui, et les principaux risques de ne pas réagir avec force à l’assassinat de Khashoggi. L’article de la revue américaine intitulé «Mohammed Ben Salmane, le prochain Saddam Hussein», estime que la consolidation graduelle et brutale du pouvoir de Mohammed ben Salmane, marquée par la détention et la torture de ses rivaux nationaux, évoque «l’attaque contre la dissidence, au sein du parti irakien au pouvoir en 1979, par le jeune président Saddam Hussein». Le soutien indéfectible de Washington à l’ancien président irakien dans les années 1980, lui a permis de lancer une guerre contre l’Iran. Par ailleurs, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré, lors d’une interview accordée à la chaîne américaine CBS, que le prince bénéficiait du soutien inconditionnel des États-Unis. «Même si Saddam Hussein était notre ennemi, nous savions que l’invasion de l’Irak était une erreur», a-t-il ajouté. «Nous savions que l’attaque contre l’Afghanistan n’était pas une bonne idée, même si les talibans sont nos ennemis. Nous savons que les bombardements du Yémen sont aussi une erreur. Mais les États-Unis vont constamment dans la mauvaise direction. Que ce soit au Yémen, que ce soit dans l’affaire de la prise d’otage d’un Premier ministre, ou dans le crime survenu récemment à Istanbul», dit le ministre iranien. Interrogé au sujet du soutien de Washington au prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, il a dit : «Je pense que le soutien américain à l’Arabie saoudite et à Israël les a rendus plus arrogants, et leur a permis de commettre des crimes en toute impunité, qui n’auraient jamais pu être commis sans ce soutien aveugle. L’ancien président irakien a été cautionné pour la guerre contre l’Iran, pour le bénéfice de nombre de pays de la région, dont l’Arabie saoudite. Il était soutenu par Washington dans ce but. La guerre terminée, il a été exécuté. Le prince saoudien peut être laché par Washington avec le meurtre du journaliste opposant, Jamal Khashoggi. L’Arabie saoudite a exprimé des versions différentes, confortant l’idée de sa responsabilité dans le crime d’Etat. L’Arabie saoudite a d’abord dit que le journaliste a quitté le consulat d’Istanbul, puis a reconnu qu’il a été tué au consulat. Le procureur général d’Arabie saoudite a dit que le journaliste a été tué dans une bagarre au consulat, puis a reconnu que le meurtre a été prémédité. Avec ces contradictions, l’Arabie saoudite a reconnu l’implication dans l’affaire du journaliste opposant Khashoggi».

Mounir Abi

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