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Fruits et légumes: Les prix frisent l’insolence

Le consommateur algérien, à son grand désarroi, se plaint depuis le début de ce mois d’août, de la mercuriale des légumes, des fruits et des viandes. Au niveau du marché d’Alger, rien à dire : tout est cher, même les produits de saison.

La pomme de terre, le produit le plus consommé par les algériens, comme l’avait si bien expliqué le ministre de l’Agriculture Abdelkader Bouazgui, est vendu entre 80 DA et 100 DA au niveau de la commune de Rais Hamidou. Le navet est cédé entre 200 et 240 DA. La tomate, la carotte et la courgette ont atteint des prix vraiment abusifs. Ils sont proposés en moyenne respectivement à 100 DA, 180 DA et 240 DA. Il s’agit là de quelques légumes prisés dans la préparation de repas traditionnels, à l’occasion de la fête de l’Aid El Adha. Les prix lorsqu’ils sont affichés, donnent le tournis. Quant au prix du poulet, ce dernier est monté en flèche. A Bab El Oued, son prix varie entre 420 et 480 DA le kilo. Les œufs ont enregistré un bond significatif ; ils sont passés de 10 DA à 12 DA. Des prix vraiment élevés qui ont poussé l’Association de la protection des consommateurs ainsi que des internautes a lancer une campagne pour boycotter l’achat de cet aliment. Le consommateur se rabat sur l’achat par unité pour pouvoir remplir son panier. «Tout est cher ! Je n’ose même pas aller chez le boucher pour me renseigner sur les prix du Bouzelouf et Douara», a indiqué une veuve de 65 ans. Les personnes à charge d’une famille nombreuse et celles à faibles revenus ne savent plus vers qui se retourner. «Je ne sais plus comment faire. Je me demande pourquoi l’Etat n’intervient pas pour réguler ce marché et mettre un terme aux comportements des spéculateurs qui ne ratent aucune occasion pour se remplir les poches», dira-t-elle encore. «On ne sait même pas si ces produit sont propre à la consommation», a indiqué une autre dame, avant d’ajouter : «5 tonnes de viandes et d’aliments ont été saisis cette semaine par les services de contrôle à Alger». Les commerçants, de leur coté, n’affichent pas pour la plus part les prix des aliments, comme le stipule la loi. Et en l’absence de contrôle régulier et quotidien, les commerçants n’ont font qu’à leur tête.

A. Mohammed

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