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Gabon: Coup d’Etat, armée américaine et élection présidentielle

Le gouvernement gabonais a dit que les mutins avaient été arrêtés, et que la situation était sous contrôle, après que des militaires en armes eurent investi la station nationale Radio Gabon à Libreville, pour y lire un message appelant le peuple à se lever.

Une tentative de coup d’Etat a eu lieu, hier au Gabon. Le gouvernement dit que le chef putschiste a été arrêté. Alors que des coups de feu ont été entendus autour de la Radio Télévision Gabonaise à Libreville, et que des militaires ont lu un message appelant le peuple à se «lever», le gouvernement a annoncé que la situation était sous contrôle. Le gouvernement gabonais a dit que les mutins avaient été arrêtés, et que la situation était sous contrôle, après que des militaires en armes eurent investi la station nationale Radio Gabon à Libreville, pour y lire un message appelant le peuple à se lever. Les soldats ont affirmé qu’un «Conseil national de restauration» était mis en place dans le pays. Le président Ali Bongo se trouve actuellement au Maroc, en convalescence. L’AFP écrit que des coups de feu ont été entendus au même moment, autour de la Radio Télévision Gabonaise sur le boulevard Triomphal, à Libreville. Des forces de sécurité gabonaises bloquaient l’accès à ce boulevard tôt le matin, selon un correspondant de l’agence de presse française. Le message des militaires a été lu par un soldat, qui se présente comme commandant-adjoint de la Garde Républicaine. «Le jour tant attendu est arrivé, où l’armée a décidé de se mettre aux côtés de son peuple, afin de sauver le Gabon du chaos», a affirmé le militaire, coiffé du béret vert. Il a ajouté que le mouvement demandait «à tous les jeunes des forces armées et de sécurité et à toute la jeunesse gabonaise» de le rejoindre, et a en outre, appelé à occuper les édifices publics et aéroports dans tout le pays. Le président gabonais, Ali Bongo, a été victime d’un AVC le 24 octobre, alors qu’il se trouvait en Arabie saoudite. Il a été hospitalisé dans la capitale saoudienne, avant d’être transféré à Rabat, au Maroc, où il est toujours en convalescence. Le gouvernement avait précédemment déclaré que quatre membres des forces armées, impliqués dans le coup d’État avorté, avaient été arrêtés par les services de sécurité du pays, tandis que leur chef, le lieutenant Kelly Ondo Obiang, avait réussi à s’échapper. La France a condamné, hier, la tentative de putsch survenue plus tôt au Gabon, son ancienne colonie. «Nous condamnons toute tentative de changement de régime extra-constitutionnel», a déclaré dans un communiqué, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll. La stabilité du pays ne peut être assurée qu’en pleine conformité à la Constitution, a-t-elle souligné. En outre, elle a demandé aux Français, dont le nombre total est de 8.900 au Gabon, d’éviter de se déplacer à Libreville. La commission électorale a donc prévenu qu’il faudrait attendre jusqu’à la semaine prochaine, pour connaître le nouveau président du Gabon. Les Etats-Unis ont pris des mesures : environ 80 militaires américains ont été positionnés au Gabon. Les Etats-Unis ne cachent pas leur inquiétude concernant la République démocratique du Congo. Alors que l’incertitude règne toujours après l’élection présidentielle, la lettre signée par Donald Trump pour justifier l’envoi de militaires dans la zone est sans équivoque : il s’agit «d’une réponse à la possibilité que des manifestations violentes se déroulent», suite à l’élection du 30 décembre. Le déploiement a commencé, et environ 80 hommes sont attendus dans un premier temps. Dotés, selon les informations officielles, de l’équipement de combat approprié, et même éventuellement d’un soutien aérien, ils seront stationnés au Gabon. Cela fait plusieurs mois que le département d’État met en garde résidents et voyageurs sur son site internet, une notice ayant encore été mise à jour le 31 décembre dernier. Samedi, la fondation de l’ancien président américain, Jimmy Carter, a aussi publié un communiqué réclamant que le choix des électeurs congolais soit réellement respecté.

Mounir Abi

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