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Générale de OmertA au Tna: Le règne de la terreur…

La pièce Omerta, écrite par Medjahri Missoum et mise en scène par Brahim Chergui, a été présentée dans la soirée de jeudi au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi.

Le public présent ce jeudi en soirée à la salle Mahieddine Bachtarzi a apprécié la pièce Omerta montée en 2017 qui avait représenté le TNA au festival national du théâtre professionnel, au mois de décembre dernier. Dans un texte adapté à la réalité sociale de nos jours, la pièce dénonce les effets très néfastes de la mondialisation sur la condition humaine. Elle traite une problématique globale, qui touche le monde entier.
L’auteur veut souligner les dangers que cela induit sur le monde, et la marche de l’homme pour construire un avenir juste, équitable, vide d’injustices. Brahim Chergui met l’accent sur le courage des peuples de vouloir revendiquer tout haut une vie digne et humaine.
Le crier face aux teneurs du pouvoir, distrait par d’autres préoccupations loin des attentes de leurs «sujets». Mais cet effort est à chaque fois sabordé par la lâcheté d’une minorité, obsédée par ses petits intérêts personnels, et un confort fictif, semble dire l’auteur de la pièce.
Pour faire passer son message, Brahim Chergui a déterré l’histoire populaire qui a traversé des siècles, du roi et de son éléphant. Seulement, cette fois-ci, l’éléphant est au féminin El Fila. Celle-ci fait peser un règne de terreur sur un petit village, gouverné par un roi. Les dialogues, déclinés en arabe dialectal et en tamazight sont une jolie manière d’intéresser un public très large. Cette manière de faire a suscité de chauds applaudissements du public. Cela d’autant plus que l’auteur rend hommage à des figures très connues et respectées tel que Tahar Djaout évoquant sa célèbre citation «si tu parles tu meurs, si tu te tais tu meurs, alors dis et meurs». Il est vrai que l’auteur de la pièce ne trouvera pas meilleure citation pour illustrer une situation pareille.

L’injustice en Palestine

Dans Omerta, il est également question de la Palestine et de l’injustice qu’elle subit depuis des dizaines d’années. L’auteur a bien illustré cette situation et les liens de solidarité entre les deux peuples algérien et palestinien. Medjahri Missoum qui a écrit le texte et ayant également interprété un rôle a réussi à passer son message par une comédie dramatique.
Les comédiens Faïza Amel, Yacine Zaïdi, Ibrahim Nabila, Zahed Fouad, Lani Tahar, Aït Ali Massilia et Brahim Chergui, ont donné une épaisseur parfaite aux rôles qui leur ont été donnés. Le décor a joué également un rôle important.
Le metteur en scène a préféré un décor simple, avec des rubans blancs et des chaises, tantôt au sol, tantôt élevées au-dessus des têtes des comédiens, comme pour marquer la distance qui les sépare de leurs gouvernants. La projection d’illustration en plusieurs photos au-dessus de la scène a apporté aussi un plus à la pièce. Ce spectacle, qui devait être mis en scène par le défunt Hamid Remas, disparu en 2016, est dédié à sa mémoire. A noter que cette pièce est programmée pour trois dates durant ce mois de février, au Théâtre national Mahieddine Bachtarzi.

Arezki Ibersiene

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