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Glissement de terrain à Iamaren (Aït Yahia Moussa).. 15 familles risquent leurs vies

Un cri de détresse a été lancé par les habitants et les autorités locales qui appellent le Wali, Abdelhakim Chater à intervenir pour prendre en charge les dégâts qui pourraient être catastrophiques dans un proche avenir.

Les glissements de terrains menacent lourdement de nombreuses localités de la wilaya de Tizi-Ouzou ces dernières années. Ce phénomène est un réel danger auquel font face les populations quotidiennement. Des vies humaines sont sérieusement menacées. D’ailleurs, une quinzaine de familles du village Iamaren dans la commune d’Aït Yahia Moussa relevant de la daïra de Draâ-El-Mizan (à 42 km au sud-ouest du chef-lieu), sont confrontées à la menace de mort, suite à un glissement de terrain provoqué par des travaux de réalisation d’une autoroute traversant leur village. Un cri de détresse a été lancé par les habitants et les autorités locales qui appellent le Wali, Abdelhakim Chater à intervenir pour prendre en charge les dégâts qui pourraient être catastrophiques dans un proche avenir.
En effet, suite au glissement de terrain sont apparues des fissures au niveau des habitations. Ce qui n’est pas sans semer la panique et la terreur chaque jour fait Dieu chez les habitants du village d’Iamaren qui sont confrontés à un réel danger de mort et à des troubles psychologiques. Ce problème de glissement de terrain a été provoqué suite aux travaux de réalisation d’une autoroute réalisée dans le cadre de développement local et dont le tracé passe à 200 mètres du village d’Iamaren. Les habitants estiment que depuis le lancement de ces travaux de creusement effectués par les entreprises chargées de la réalisation de ce projet, les fissures commençaient à apparaître sur leurs habitations, mais aussi les glissements de terrain. « Nous avons constaté que la terre est fissurée sur une distance de 17km pour et les habitations ont glissées vers la commune de Boghni. C’est une situation très dangereuse à laquelle nous sommes confrontés. Nous sommes menacés de mort d’un moment à l’autre », lance un habitant touché par cette catastrophe.
Les villageois estiment que s’ils étaient informés des conséquences de la réalisation de cette autoroute sur leurs habitations, ils se seraient opposés à son lancement. «Nous avons constaté le transport du tuf et du sable pour la réalisation de cette autoroute, mais nous avons cru qu’elle allait être bénéfique pour le développement local de notre région. Mais finalement, c’est une bombe à retardement pour notre village », lâche un autre villageois. Ils dénoncent l’absence d’une étude géotechnique du sol pour réaliser cette autoroute. Pour eux, c’est le laisser-aller des instances concernées. « Une fois que nous avons remarqué les fissures apparues sur nos habitations, nous avons convoqué le CTC et les représentants de l’entreprise turque chargée de la réalisation de ce projet. Mais à ce jour, aucun résultat de l’étude ne nous été remise et nous exigeons de connaître l’état des lieux réel», ajoutent-ils encore. Ce laisser-aller et le silence radio des autorités irrite grandement les habitants de ce village sinistré. Ils estiment qu’à l’exception du soutien qu’ils ont obtenu de la part du président de l’Assemblée populaire communale (P/APC) d’ Aït Yahia Moussa qui a remis la liste des familles sinistrées aux services de la wilaya, le chef de daïra continue à tourner le dos et continue à observer la sourde oreille. « Nous avons fais un sondage qui a révélé qu’il y a des glissements chaque jours » informent les villageois. Pour cela, ils interpellent le Wali pour trouver une solution à ce problème avant que ce soit trop tard.

Recaser les familles en danger
Pis encore, les habitants ont décidé de suspendre et de geler les travaux de construction de leurs demeures par crainte de générer des effondrements de leur demeure. Une commission de daïra présidée par le chef de daïra qui regroupe toutes les parties concernées DTP, DAL, CTC s’est déplacée sur les lieux du glissement et ont approuvé effectivement que la commune est menacée par ce phénomène qui constitue un réel danger pour les familles. « Nous avons fait une demande pour le wali afin de désigner une commission de wilaya et de lancer une expertise en attendant de voir le résultat au niveau de glissement. Il faut y réfléchir avant que cela ne soit trop tard. Actuellement, une équipe composée d’experts se trouve sur les lieux pour faire une expertise, a-t-on appris auprès des villageois. Une liste de recensement de ces familles sinistrées a été envoyée au niveau de la daïra qui porte la nécessite de relogement de ces familles dans le plus bref délai », estiment-ils. Ils souhaitent à ce que ce problème de glissement soit pris en considération par le wali pour éviter le pire dans les prochains jours. Il est à préciser aussi que la peur de l’effondrement de leurs demeures a provoqué des troubles psychologiques chez les membres des familles concernées.
C’est pour cela qu’ils demandent d’activer l’installation de cette commission de wilaya pour tranquilliser ces familles. « Nous avons sollicité le directeur de l’Administration locale afin d’intervenir pour procéder à une opération de recasement de ces familles », dira, un représentant de l’Assemblée populaire communale de Aït Yahia Moussa. D’après lui, la commune ne dispose pas de logements pour recaser ces familles, mais ils ont sollicité le DAL afin d’intervenir auprès des instances de la wilaya pour trouver des logements au niveau de la daïra de Drâa-El-Mizan. « En premier lieu, nous avons demandé à trouver des logements de location à ces familles, comme solution provisoire en attendant de trouver une solution définitive », ajoutera-t-il.
Z.C.Hamri

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