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Disparu mercredi à l’âge de 55 ans Saïd Boukhari enterré hier à Maâtkas

Le militant de la cause amazighe et des droits de l’homme, Said Boukhari, décédé mercredi à l’âge de 55 ans à l’hôpital de Tigzirt des suites d’une maladie, a été enterré hier au cimetière de son village natal à Bouarfa, dans la localité de Maâtkas, à une trentaine de kilomètres au sud de Tizi Ouzou. Les amis et les anciens camarades de lutte du défunt ont assisté à l’enterrement à l’image de Said Khellil, ancien cadre du FFS et ex-détenu du MCB, de Said Chemakh, enseignant à l’université de Tizi Ouzou et ami de longue date de Said Boukahri, en présence d’une foule nombreuses venue rendre un ultime hommage à «l’homme qui a tout donné pour la démocratie, tamazight et les droits de l’homme sans demander rien en contrepartie», témoignent à l’unanimité tous ceux qui ont connu l’ancien animateur du Mouvement culturel berbère (MCB) et acteur infatigable de la démocratie et des droits de l’homme . «Nous venons de perdre un grand homme qui a milité pour les causes justes mais je dirai que même si Said Boukhari n’est plus parmi nous, il demeurera toujours dans les esprits car, comme l’a si bien dit le grand écrivain Mouloud Mammeri, si certains sont présents mais ils sont en réalité absents, d’autres à l’image de notre ami Said Boukhari, malgré leur absence, seront toujours présents», témoigne Said Khellil, tres ému par la perte de celui avec lequel il était de tous les combats pour la démocratie et la reconnaissance de l’identité amazighe au sein du MCB. Avant sa mise en terre, hier après la prière du Dohr, la dépouille de Said Boukhari qui a succombé la veille à un cancer du pancréas à l’hôpital de Tigzirt a été exposée dans la matinée de jeudi dans le hall de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou afin de permettre à ses nombreux amis de jeter un dernier regard sur le corps de celui qui avait sacrifié sa jeunesse pour le combat démocratique, la cause amazighe et les droits de l’homme. «Saïd Boukhari, est un militant sincère dont le nom restera gravé en lettres d’or, pour son combat pour une Algérie meilleure», a témoigné le ministre de la Jeunesse et des sports, Ould Ali El Hadi, qui a tenu à marquer sa présence à la maison de la culture pour se recueillir à la mémoire du militant : «Said Boukhari est un homme aux grandes qualités qui aimait son pays et qui était aimé de tous pour sa gentillesse et sa sincérité ainsi que pour son respect de l’autre. Saïd Boukhari était une personne avec laquelle on ne se lassait pas de discuter», a-t-il relevé.

Ali Chebli

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