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Grève des enseignants à Tizi-Ouzou: Le jusqu’au-boutisme du Cnapeste

Ni la marche conjointe des parents et des élèves, ni les appels incessants des autorités  ne semblent dissuader les enseignants grévistes dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Plus d’un mois après le débrayage initié par le Cnapeste, le spectre de l’année blanche plane d’ores et déjà. Faisant fi des appels à la raison, les enseignants ne veulent plus faire machine arrière, quitte à compromettre l’avenir de milliers d’élèves, notamment ceux des classes d’examens. Même le wali de Tizi Ouzou a lancé dimanche un appel à la raison, aux enseignants grévistes «pour ne pas prendre en otage les élèves».
Dans une déclaration à la presse, en marge d’une cérémonie de distribution de cinq ambulances à des établissements de santé de la wilaya, le chef de l’exécutif local, a estimé que la grève du Cnapeste n’a pas lieu d’être, ajoutant que cet arrêt de travail «est basé sur des raisons fallacieuses et qu’on a pas le droit de prendre en otage la scolarité des élèves».
M. Bouderbali a rappelé que les services de la wilaya n’ont pas lésiné sur les moyens et n’ont ménagé aucun effort en installant une commission et en initiant le dialogue avec les concernés pour le règlement de ce conflit, toutefois, a-t-il déploré, les grévistes
«sont restés campés sur leur position jusqu’au-boutiste, en refusant toutes les solutions proposées».
Concernant les mesures qui seraient prises à la rentrée des vacances scolaires pour régler ce conflit né suite à l’agression d’une enseignante par un agent de police dans les locaux de la Direction de l’éducation, en présence de deux responsables de cette institution, selon le Cnapeste qui demande le départ de ces deux fonctionnaires, le wali a répondu qu’elles seront prises de concert avec le ministère de l’Education nationale qui avait dépêché la semaine dernière une commission pour se pencher sur cette affaire. Cette grève illimitée du Cnapeste a fait réagir les parents d’élèves et les scolarisés eux-même qui sont sortis dans la rue dans une marche conjointe organisée par le bureau de Tizi-Ouzou de la Fédération nationale des parents d’élèves, afin de demander la reprise des cours. Il est à se demander quelle serait la réaction du syndicat si jamais aucune mesure n’est prise à l’encontre de l’agent de police ? Va-t-il aller jusqu’au bout de sa logique, à savoir la reprise des cours sous condition de la satisfaction de leur revendication, ou, au contraire passer l’intérêt des élèves avant toute autre considération ? Enfin jusqu’à quand l’élève sera-t-il utilisé comme moyen de chantage entre les syndicats de l’éducation et les responsables du secteur ?

A Mohamed

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