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Haddad plaide pour une «alliance stratégique»

Le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) a plaidé, hier, pour une «alliance stratégique» avec la France, notamment dans les domaines de l’énergie, dont les énergies renouvelables, la pétrochimie, la métallurgie, l’agriculture, l’agro-industrie, la santé, l’industrie pharmaceutique et le numérique. Intervenant lors du forum algéro-français organisé par le FCE et le Medef à Alger, Ali Haddad a estimé qu’une telle alliance pourrait constituer le socle d’une coopération Nord-Sud. Saluant, à cette occasion, l’approche rénovée du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a mis fin à la discrimination entre le secteur public et le secteur privé, permettant l’émergence d’un «secteur privé algérien compétitif», il a relevé que grâce à cette réforme, les exportations hors hydrocarbures de l’Algérie, issues du secteur privé, devraient s’établir à plusieurs milliards de dollars dans quelques années.
Le président du FCE fonde «beaucoup d’espoir» sur le nouveau conseil d’affaires algéro-français pour franchir une nouvelle étape dans le renforcement et la refondation de la coopération économique entre «les deux grandes nations». Ali Haddad a estimé que «ce conseil d’affaires aiguillera nos entreprises avec pragmatisme vers les opportunités de partenariat grâce à un réseautage efficace et intelligent».
Revenant à l’importance de ce partenariat, M.Haddad estime qu’ «une coopération multidimensionnelle entre l’Algérie et la France mutuellement avantageuse se dessine grâce à cette vision commune d’un partenariat d’exception».
Le président du FCE n’a pas manqué d’évoquer la question de la formation et l’annonce du président français Macron de la création d’une école 42 en Algérie. «C’est exactement ce genre d’initiatives que nous souhaitons et mon souhait est que nous ayons des dizaines d’écoles 42 réparties sur tout le territoire national pour développer l’économie nouvelle du numérique. Nos besoins en matière de formation dans des domaines aussi pointus que le numérique et l’intelligence artificielle sont énormes», a-t-il ajouté. Evoquant la communauté algérienne installée en France, M. Haddad estime que «la diaspora algérienne en France dont 23 000 étudiants, est l’autre vivier qui peut contribuer à améliorer qualitativement et quantitativement le partenariat entre les entreprises algériennes et les entreprises françaises grâce, pour certains, à leur double culture et aux connaissances accumulées en matière d”entrepreneuriat, de management et d’innovation». Pour le président du FCE, le secteur privé sera cette force sur laquelle s’appuiera le gouvernement pour la réalisation de son plan d’action qui met en œuvre le nouveau modèle de croissance dont les objectifs d’ici 2030 matérialiseront la transformation de l’économie algérienne dans une trajectoire soutenue de croissance du PIB hors hydrocarbures sur la période 2020-2030, et une élévation sensible du revenu du PIB par habitant qui devrait être quadruplé.
Il a aussi signalé la nécessité d’un doublement de la part de l’industrie manufacturière, en termes de valeur ajoutée et de création d’emplois, en plus de la modernisation du secteur agricole permettant d’atteindre l’objectif de sécurité alimentaire et de réaliser son potentiel de diversification des exportations. Une transition énergétique permettant notamment de diviser par deux le taux de croissance annuelle de la consommation interne d’énergie (de +6% par an en 2015 à +3% par an à l’horizon 2030) et une diversification des exportations permettant de soutenir le financement de la croissance économique accélérée. Tout en exprimant sa satisfaction pour les projets réalisés dans les domaines de l’automobile et de l’industrie, le président du FCE ne manque pas d’appeler à l’occasion les entreprises françaises à «transcender l’aspect commercial et favoriser l’investissement productif, le transfert de technologie et de savoir-faire et la réalisation de pôles de compétitivité et de centres d’excellence», d’autant plus que l’Algérie recèle, selon lui, des richesses et des atouts pouvant lui permettre de devenir un portail de choix de la route commerciale Europe-Afrique et une plate-forme génératrice de croissance.

Samir M.

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