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Hadj-Djilani ignore les appels de Ghoul et de Makri à la veille de la présidentielle: Le FFS «attaché» à son projet de consensus

«Malgré la multiplication des initiatives, le FFS reste fidèle à son projet de reconstruction du consensus national, à l’élection d’une assemblée nationale constituante et l’instauration de la deuxième république»

Le Front des forces socialistes (FFS), ne veut s’inscrire dans aucune des démarches initiées par Amar Ghoul et Abderrezak Makri, deux initiatives qui marquent le débat sur la scène politique, à un peu plus de trois mois du rendez-vous de l’élection présidentielle.
Le plus vieux parti de l’opposition en Algérie reste attaché à son propre projet de reconstruction du consensus national. Hier, son premier secrétaire national n’a pas été par trente-six chemins pour le réaffirmer. «Malgré la multiplication des initiatives, le FFS reste fidèle à son projet de reconstruction du consensus national, à l’élection d’une assemblée nationale constituante et l’instauration de la deuxième république», a déclaré Mohamed Hadj-Djilani, dans un discours prononcé lors d’un meeting populaire organisé à la salle Sierra Maestra d’Alger, à l’occasion de la commémoration de la 3e année du décès du chef charismatique, président-fondateur du parti, Hocine Aït Ahmed ( 23 décembre 2015). L’évènement, placé sous le slogan «Une vie et un combat pour un Maghreb des peuples», a été marqué par la présence de représentants de partis marocains et tunisiens. Affirmant «la fidélité» du FFS à la ligne politique tracée par son défunt président, Hadj-Djilani rappelle qu’à l’origine de la création du parti, il y avait «le projet de reconstruction de consensus après l’indépendance du pays, pour instaurer un Etat de droit, démocratique et social». Aït Ahmed «n’a pas, depuis, cessé de prôner la nécessité d’une assemblée constituante, à la faveur d’une alternative démocratique pacifique, consacrant la deuxième république», explique-t-il. Le défunt président fondateur du FFS, avec cette vision d’une «Algérie unie, démocratique et sociale», «dépasse les clivages partisans», estime Hadj-Djilani, qui semble s’adresser aux deux présidents de TAJ et du MSP, comme pour leur expliquer que l’intérêt de la nation doit primer sur les querelles politiques. Devant ce débat qui précède l’élection présidentielle, «le FFS est profondément convaincu que la reconstruction du consensus national est la seule alternative, afin d’éviter au pays une crise majeure, pouvant mettre en péril son unité et sa stabilité», insistera l’orateur à qui veut bien l’entendre.
Sa priorité n’est pourtant pas la même que les autres acteurs politiques. La direction du FFS compte cibler la société, non pas les appareils politiques. Se disant «conscients» au sein du FFS, de la responsabilité de poursuivre le combat de feu Hocine Ait Ahmed, le premier secretaire national affirme :et populaire». Car pour lui, «le peuple est la seule source de légitimité».

La leçon du FFS à Naïma Salhi

Dans son discours, Hadj-Djilani a réservé une violente réponse à la députée Naïma Salhi, sans pour autant la citer, pour ses controversées sorties répétées contre tout ce qui a un lien avec tamazight. Tout en réaffirmant «l’attachement» du parti à l’identité et à langue amazighe, le premier secretaire du FFS a condamné «les propos de certains pseudo représentants du peuple qui sèment la haine, la division et le racisme, entre les Algériens qui sont jaloux de l’unité de leur nation avec l’islam, l’amazighité et l’arabité, qui constituent les valeurs identitaires et culturelles de notre peuple». Cette identité et la langue amazighe ont été «au cœur du combat de notre président, feu Hocine Ait Ahmed», soutient-il, car à ses yeux, «c’est le ciment de l’unité nationale, et le facteur de la construction et d’intégration maghrébine». À l’adresse de la députée donc, Hadj-Djilani répètera sous les applaudissements : «L’Algérie ne peut se construire sans la Kabylie, et la Kabylie ne peut exister loin du reste de l’Algérie». Ceci, non sans ménager le «pouvoir et sa clientèle», qu’il accuse de «n’avoir pas cessé d’œuvrer à diviser les Algériens entre Mozabites, Arabes, Kabyles, Chaouis». «Nous leur disons non ! Nous sommes tous des Algériens», a-t-il tonné.

Aïssa Moussi

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