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Hasbellaoui répond à l’opposition et aux médecins résidents: «La loi sur la santé ne sera pas retirée et le service civil maintenu»

Les débats sur le controversé projet de loi sur la santé ont été clôturés, hier à l’APN, avec les réponses du ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui.

Ce dernier a défendu son projet et rejeté toutes les critiques de l’opposition et les appels à son retrait. Le ministre a réfuté les dénonciations des députés de l’opposition selon lesquels le projet mettra fin à la gratuité des soins. Il a aussi réitéré la position du gouvernement, excluant totalement toute révision du caractère obligatoire du service civil contesté par les médecins résidents qui sont en grève depuis plusieurs mois. «Je confirme que le projet de loi sur la santé vise à une protection sanitaire globale et juste à tous les citoyens et d’assurer un service de qualité du secteur public», a déclaré M. Hasbellaoui. Il a ajouté, en guise de démenti concernant la privatisation du secteur, que le privé sera juste complémentaire au secteur public, avec un cahier des charges à respecter. «La gratuité des soins est un principe irrévocable qui est un droit pour chaque citoyen», a-t-il dit, exprimant l’engagement de l’Etat à mettre en place tous les moyens à même d’assurer des services de santé de qualité. L’orateur qui a expédié ses réponses en quelques minutes seulement a expliqué que le projet vise également à réduire les disparités entre les régions, insistant sur le maintien du caractère obligatoire du service civil, avec la mise en place des conditions pour que ce service soit plus efficace. «Ce projet de loi est le résultat d’un grand effort auquel ont participé tous les intervenants dans le secteur de la santé. C’est un projet consensuel qui ouvre de nouveaux horizons au système de la santé», a ajouté le ministre. Mais les réponses du premier responsable du secteur de la santé n’ont pas convaincu les parlementaires, y compris des députés du FLN qui craignent fort sur la remise en cause de la gratuité des soins. Un député du parti majoritaire a même dénoncé «la réponse expéditive» de M. Hasbellaoui. «Le ministre n’a pas répondu. D’ailleurs, il n’a pris que cinq minutes pour le faire», a rétorqué pour sa part, Djamal Baloul, député du FFS. Le représentant du plus vieux parti de l’opposition a appelé au retrait du projet et l’élaboration d’un autre. «Le FFS demande le retrait du projet et appelle à un débat national avec la participation des syndicats de la santé, de la société civile, des partis politiques et des experts afin d’aboutir à un texte consensuel», a-t-il lancé. Quant au projet proposé par le gouvernement, il estime qu’il est «dangereux» en ce sens qu’il marque la fin de la gratuité des soins et favorise une partie de la société au détriment d’une autre. Les députés qui sont intervenus dans le cadre des débats qui ont précédé la réponse du ministre ont été unanimes à dresser un tableau noir de la situation du secteur de la santé en Algérie. ” Nous sommes dans l’embarras. D’un côté notre parti soutient le gouvernement et les ministres qui sont là pour appliquer le programme du président de la République, et de l’autre il y a les citoyens qui souffrent et qu’on doit défendre “, a lancé un député du FLN, appelant les responsables qui ne peuvent pas assumer leur mission à partir. A souligner enfin que le projet sera soumis au vote le 30 avril en cours.

Karim Aimeur

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