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Il a décroché le prix littéraire Assia Djebar 2017: Le roman en Tamazight «D wagi i d asirem-iw» en librairie

Un nouveau né dans le monde de l’édition amazighe. Le roman «D wagi i d asirem-iw» (C’est mon rêve) de Mustapha Zarouri, édité aux éditions El-Amel, arrive depuis quelques jours sur les étals de librairies, a annoncé l’auteur.

«D wagi i d asirem-iw» (C’est mon rêve) de Mustapha Zarouri est le meilleur ouvrage écrit en kabyle choisi par les membres du jury du grand prix littéraire Assia Djebar pour le roman en 2017. Mustapha Zarouri, fonctionnaire de la protection civile à Bouira, était comblé de joie quand son nom a été prononcé à la cérémonie de la remise des prix des lauréats aux côtés de deux autres grands noms de la littérature algérienne distinguées lors de cette cérémonie, notamment Merzak Bagtache pour le meilleur roman écrit en langue arabe et feu Noureddine Saâdi pour un roman écrit dans la langue de Molière. «D wagi i d asirem-iw», c’est le tout premier roman d’un jeune écrivain qui vient à l’écriture par un souci de laisser des traces et une emprunte sur le chemin de la vie. Pour ce qui est du prix littéraire qui porte le nom d’Assia Djebar, Mustapha Zarouri estime que cette consécration va l’encourager à aller de l’avant dans cette nouvelle expérience littéraire. «Avoir un prix littéraire qui porte le nom d’un symbole des lettres algériennes, cela me suffit pour donner le meilleur de moi-même. Aussi, c’est le nom d’Assia Djebar qui fait que le mien soit connu», a déclaré Mustapha Zarouri.

L’ambition d’un enfant

Pour la trame du roman, c’est l’histoire d’un enfant rêveur ayant l’ambition de devenir un pilote de ligne en dépit de sa condition sociale et le climat politique instable qui règne. Mais cette envie de surpasser la misère et l’injustice a été stoppée net par l’instituteur du village. «Le roman raconte l’histoire d’un enfant, Ali, qui vit la tyrannie de son oncle et de son instituteur et celle de la décennie noire. L’enfant grandit avec son rêve de devenir pilote de ligne. Petit, sa grand-mère lui montre du doigt les avions qui passaient dans le ciel en lui disant que quand il sera grand, il deviendrait un pilote. On le surnomme d’ailleurs Ali Teyyara», souligne Mustapha Zarouri.

Un rêve brisé

Une fois à l’école, Ali découvre un monde où l’on brise les rêves des autres. L’instituteur l’humilie et le frappe devant les autres élèves. L’enfant résiste. Le maître d’école ordonne au meilleur élève de la classe de monter sur le dos d’Ali pour montrer à ses camarades qu’il ressemble à un âne.
Ses camarades de classe l’appelleront effectivement l’ «âne», lui qu’on surnommait «Teyyara». Mais l’enfant est brisé quand l’instituteur lui demande ce qu’il veut devenir quand il sera grand. L’enfant lui a répondu qu’il sera pilote de ligne. L’instituteur se moque de lui et lui dit qu’il ne sera jamais pilote, mais plutôt comme Amar le fou, un autre personnage du roman. L’enfant finit par avoir une dépression et voit son rêve s’éloigner. «D wagi i d asirem-iw», est un roman à lire d’un trait.

Ali Cherarak

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