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Il accuse certaines organisations estudiantines de semer la zizanie: Hadjar hausse le ton

A quelques jours du début de la grève générale annoncée par le collectif syndical de la famille du supérieur, le ministre de tutelle dénie toute appartenance de certains responsables des unions estudiantines à la famille universitaire. En effet, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a assuré, hier, que le président de l’Union générale des étudiants libres(Ugel) ne fait pas partie de la famille universitaire et qu’il n’existe aucun rapport entre lui et le secteur du supérieur. «Certains représentants des organisations estudiantines sont illégaux», a révélé Hadjar lors d’une conférence de presse qu’il a animée en marge de sa rencontre avec les représentants des organisations estudiantines à Alger. A cet effet, le ministre a précisé que seuls les syndicats légaux, au nombre de neuf, ont le droit d’exercer leur activité syndicale. Tahar Hadjar, par ses propos, s’en est directement pris aux associations estudiantines «partisanes» qui exercent leurs activités à l’intérieur des établissements universitaires. «Aucun mouvement politique n’est toléré à l’intérieur de l’université. Chacun est libre d’exercer l’activité qu’il veut mais à l’extérieur de l’établissement», a-t-il souligné. Dans ce sens, le premier responsable du supérieur a annoncé que sa tutelle a décidé qu’ «à partir d’aujourd’hui, des mesures juridiques seront mises en place contre ces personnes afin de mettre fin à cette illégalité», accusant certains de «semer la zizanie». Il y a lieu de rappeler que le collectif syndical de la famille du supérieur a annoncé l’entame d’une grève générale à travers toutes les universités du pays. Ce mouvement de protestation commencera le 14 janvier prochain et se poursuivra jusqu’à ce que le ministère de tutelle accepte de donner suite à toutes leurs revendications. A ce propos, Tahar Hadjar a assuré que sa tutelle n’a pas fermé les portes du dialogue avec les syndicats agréés. «A chaque occasion, des rencontres sont organisées avec les syndicats agréés du secteur du supérieur», a-t-il enchaîné. S’exprimant sur la grève des étudiants de l’école normale supérieure de Bouzaréah, entamée depuis plusieurs semaines, le ministre a indiqué que la grève n’est pas une solution pour résoudre les problèmes. «Cette démarche ne peut aboutir qu’à une année blanche où l’étudiant sera le seul perdant», a fait savoir Tahar Hadjar, avant d’ajouter qu’une note a été transmise aux recteurs des établissements universitaires, signalant que des sévères sanctions, allant jusqu’à l’expulsion, seront prononcées contre les étudiants qui ont fermé les portes de leurs universitéslors d’un mouvement de protestation. «Il faut faire preuve de civisme. Les grèves ne doivent pas être synonymes de destruction», a-t-il précisé. Par ailleurs, le ministre de tutelle a accusé certains médias d’être complice dans le désordre que sèment ces organisations non agréées au sein de l’université, et cela en leur ouvrant leurs colonnes et en les invitant sur leurs plateaux de télévision. «Ils publient des communiqués sans en vérifier ni la provenance ni la véracité du contenu», poursuit-il. L’orateur a ensuite reproché aux médias de gonfler les chiffres des grèves, allant parfois jusqu’à prétendre que les mouvements de grève atteignent 98%.

Radia Choubane

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