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Il doit se dérouler avec l’accompagnement de l’armée, selon lui.. Le plan de sortie de crise de Benflis

Il propose une solution constitutionnelle et politique à la fois. Estimant que l’attachement «inébranlable» du mouvement populaire au départ du système n’est «ni une lubie, ni un caprice», le président de Talaï El Hourriyet, Ali Benflis préconise la jonction de «la voie constitutionnelle» et celle «politique» pour sortir de la crise. Dans un communiqué rendu public hier, il affirme que la revendication du départ du «régime politique actuel et de ses figures emblématiques encore aux commandes des principales institutions de l’Etat, n’est ni une lubie, ni un caprice». Pour lui, elle est «d’une haute tenue politique et d’une forte teneur symbolique», car il s’agit, en fait, poursuit-il, «d’un test de sincérité quant à la volonté de bâtir un nouveau régime politique, ou de masquer la reconduction de l’ancien».
Que préconise donc Ali Benflis pour sortir de cette crise ? Evoquant «quatre postulats» autour desquels il doit y avoir, selon lui, «une entente politique la plus large» afin de trouver une solution à la crise, le président de Talaï El Hourriyet propose comme premier postulat «que nous sortions du piège de la solution constitutionnelle pure, opposée à la solution politique pure». «Dans le traitement de cette crise, nous devons aller aussi loin que possible sur la voie constitutionnelle. Mais dès qu’une impasse apparaît sur cette voie, nous devons avoir la lucidité et le courage de la surmonter par le recours à la voie politique la plus acceptable pour tous», détaille-t-il. Le deuxième postulat de Benflis «part du constat que le peuple n’entend pas entrer dans une nouvelle étape avec des figures anciennes, dont il considère le maintien comme une atteinte à l’intégrité de sa révolution, et comme une couverture à la pérennité d’un régime politique qu’il veut effacer de la mémoire collective au plus tôt», et le troisième postulat «impose de reconnaître que l’application combinée des articles 7, 8 et 102 de la Constitution a fait l’objet d’une large acceptation comme base de sortie de la crise».
Toutefois, prudent, Ali Benflis estime que l’application de ces articles «ne peut en aucune manière conduire à une violation des dispositions de la Constitution». Bien au contraire, elle offrirait selon lui, «une couverture constitutionnelle solide à la partie politique de la solution de la crise». La reconnaissance de «l’incapacité des institutions en place à contribuer au règlement de la crise» est le quatrième postulat autour duquel Benflis souhaite voir une large adhésion. Selon lui, ces institutions font partie du problème à résoudre, et ne peuvent absolument pas être partie prenante dans la solution recherchée. Pour Benflis donc, la conclusion est que seule l’institution militaire peut aider à parvenir à cette solution, comme l’exigent son devoir patriotique et le sens élevé qu’elle a des responsabilités nationales. «Il n’est pas attendu de nos forces armées qu’elles soient l’ordonnateur de la sortie de crise, mais qu’elles remplissent un devoir de facilitation, d’accompagnement, de garantie et de protection de la solution de la crise», a-t-il argué.
A. I.

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