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Il estime que le report de l’élection présidentielle a ouvert une période transitoire «non déclarée».. Les mises en gardes du PLJ

Le parti de la liberté et de la justice (PLJ) a mis en garde hier, contre la prolongation de la période transitoire «non déclarée» ouverte après le report de l’élection présidentielle, estimant que le retard pris pour trouver une solution à la crise constitue «une source de danger pour la sécurité, la stabilité et l’économie nationale». «Le Bureau national constate que le report sine die des élections présidentielles entraîne le pays carrément dans une période transitoire ouverte non déclarée et incertaine pour l’avenir. Elle sera encore d’autant plus incertaine si les initiatives de sortie de crise lancées par des forces politiques, sociales et des personnalités nationales restent en marge des préoccupations du pouvoir de fait», a averti le parti dans un communiqué rendu public au lendemain de la réunion de son Bureau national en session ordinaire tenue sous la présidence de son président Mohamed Saïd.
Il a estimé que «plus la solution à la crise tarde, plus elle sera compliquée et constituera une source de danger pour la sécurité, la stabilité et l’économie nationale», soulignant la nécessité d’accompagner les appels successifs au dialogue de «mesures concrètes» qui «instaurent la confiance entre le pouvoir et le peuple représenté par les forces politiques et sociales dont elles émanent». «Point de sens à un dialogue ou à un consensus si en même temps des pressions sont exercées sur les média, des obstacles dressés devant les activistes politiques, autant de mesures provocatrices pour l’opinion publique dans l’espoir de réduire le niveau de la mobilisation populaire», a-t-il affirmé.
Selon le PLJ, «la sensibilité de la situation exige plus de sagesse pour créer l’atmosphère nécessaire à la réunion de tous les efforts en vue de mettre un terme à la crise dans les plus brefs délais».
Il a estimé, à ce titre, que «le problème aujourd’hui, ne réside nullement dans le comportement de groupes de manifestants qui exhibent la symbolique d’une des trois composantes de l’identité nationale tranchées définitivement et sans distinction par la constitution qui en fait d’ailleurs, par des garanties précises, le socle l’unité nationale». Le vrai problème, d’après le PLJ, réside dans «la minorité politico-financière corrompue qui tente encore à travers ses bras dispersés dans le pays de reprendre l’initiative sur le terrain», soulignant «le danger que peuvent constituer les tergiversations retardant le départ des symboles du régime exigé par le Hirak depuis le 22 février comme impératif préalable au changement radical revendiqué». Le PLJ a appelé, dans ce contexte, les animateurs du Hirak à «plus de vigilance pour préserver l’unité de leurs rangs et le caractère pacifique des marches populaires qui ne doivent pas être déviées de leur objectif principal, à savoir le changement radical de régime et ce, quelles que soient les provocations». Le PLJ a jugé, par ailleurs, que «la neutralisation des principales figures de ce mal social doit s’accompagner d’une détermination sans faille basée sur le respect du droit pour préserver à la fois les moyens de production, les postes de travail et récupérer les capitaux détournés». «Une telle opération doit être juste, permanente, transparente, et globale», a-t-il soutenu.
APS

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