Home / Actualité / Il manifeste pour le 11e vendredi consécutif.. Le peuple fidèle à ses exigences

Il manifeste pour le 11e vendredi consécutif.. Le peuple fidèle à ses exigences

Le peuple, plus déterminé que jamais à poursuivre son mouvement qui dure depuis le 22 février, est décidé de faire valoir ses revendications, dont le départ du système, le boycott de la présidentielle, ainsi que le rejet du dialogue avec les institutions de l’Etat.

La rue rejette l’élection présidentielle du 4 juillet prochain, ainsi que le dialogue avec Bedoui et Bensalah, et réclame l’application des articles 07 et 08 de la constitution. Malgré le blocage des principaux accès vers la capitale par la Gendarmerie Nationale, visant à empêcher les citoyens des autres régions de rejoindre Alger Centre, la mobilisation populaire, qui a entamé son 11e vendredi de suite, demeure très forte. Le peuple, plus déterminé que jamais à poursuivre son mouvement qui dure depuis le 22 février, est décidé de faire valoir ses revendications, dont le départ du système, le boycott de la présidentielle ainsi que le rejet du dialogue avec les institutions de l’Etat. Après le discours du chef d’état-major, vice-ministre de la défense, Ahmed Gaïd Salah, suggérant l’entame d’un dialogue avec les institutions de l’Etat, le peuple a décidé de sortir dans la rue pour scander son refus à cette proposition.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont rejeté catégoriquement le dialogue avec les deux B restants (Bedoui et Bensalah). A travers des slogans, affiches, banderoles et caricatures, le peuple a exprimé sa désapprobation des déclarations du chef d’état major. Désormais, ont-ils scandé, «nous exigeons l’application des articles 07 et 08 de la constitution, comme l’a précédemment déclaré Gaïd Salah». «La hiwar, la chiwar, Non au dialogue, non à la consultation», insistaient les protestataires. En effet, à Alger, Oran, Annaba, Constantine, Msila, Tlemcen, Bordj Bou Arreridj… ainsi que dans d’autres régions, les Algériennes et Algériens ont battu le pavé, pour exiger au chef d’état-major de préciser sa position, mais aussi de tenir ses promesses. «Non pour un régime militaire, oui pour un Etat civil», lit-on sur l’une des banderoles brandies par les manifestants. Une marée humaine a envahi les rues du pays, pour le 11e vendredi consécutif.
Le peuple exige le départ du système ainsi que toutes ses figures, et dénonce ceux qui s’accrochent encore au pouvoir. Les manifestants scandaient des slogans en faveur de l’unité nationale, contre le racisme et la division. «Silmya silmya, matalibouna chariiya, (pacifique pacifique, nos revendications sont légitimes)». «Djazair horra dimocratia (Algérie libre et démocratique)». Lors de cette marche, le peuple exigeait la tête de Saïd Bouteflika, frère et conseiller de l’ancien président.
A cet effet, il a appelé la justice à convoquer Saïd Bouteflika pour toutes les affaires de corruption qui le concernent, car, selon eux, il est à l’origine de toutes les affaires impliquant les hommes d’affaires arrêtés. Dans ce sillage, les manifestants ont estimé qu’il faut une période de transition, pour ensuite lancer des poursuites judiciaires contre les corrompus. Par ailleurs, comme d’habitude, un important renfort de policiers antiémeutes a été déployé pour sécuriser les alentours de la capitale. Ils étaient plusieurs centaines de casques bleus à surveiller le déroulement de la marche. Ils avaient bloqué pour le troisième vendredi de suite, le tunnel des facultés pour protéger les manifestants. Les «gilets oranges» étaient aussi au rendez-vous pour intervenir immédiatement en cas d’accident ou de perturbation.
Radia Choubane

About Letemps

Check Also

Bensalah réitère son appel au dialogue et assure : «L’Etat et l’ANP ne seront pas parties prenantes»

Il a insisté, dans ce contexte, sur le fait que le dialogue «devra nécessairement se …