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Il menace le Kremlin d’une confrontation armée Israël défie la Russie

La politique menée par la Russie dans la région du Golfe est inconciliable avec celle d’Israël.

L’Etat hébreu menace la Russie. Moscou, de son côté, dit qu’il peut armer Damas contre de nouvelles attaques. Le ministre israélien des Affaires militaires a menacé la Russie. L’intéressé affirmait à qui voulait entendre que la Russie n’a pas le droit de réduire le champ d’action israélien ni en Syrie ni nulle part ailleurs. À comprendre que la Russie devrait laisser à Israël la liberté d’agresser comme bon lui semble non seulement en Syrie, mais aussi dans toute la région, ecrit la télévision iranienne. Une confrontation opposant Israël et la Russie n’est plus à écarter, surtout que le président russe a déjà mis en garde Tel-Aviv contre toute tentative de déstabilisation en Syrie. Le président russe a conseillé au Premier ministre israélien d’éviter toute tentative de déstabilisation. L’ancien chef du Mossad, Ephraïm Halvey estime que les risques d’une confrontation directe entre Israël et la Russie s’amplifient de minute en minute. Interrogé par la télévision israélienne sur la guerre à venir, Halvey dit : «Il se trouve que notre guerre aura lieu avec un grand pays qui s’est installé sur nos frontières nord, un pays qui s’est même renforcé et imposé à titre d’acteur décisif. Il est nécessaire de faire face à ce que l’on nous impose a déclaré le ministre israélien des Affaires militaires. Le journaliste l’a ensuite interrogé sur la probabilité d’une guerre Israël/Russie et la réponse est loin d’être claire : Je parle des conditions qui pourraient nous conduire à cette confrontation, laquelle pourrait placer face à face Israël et la Russie. Cet ancien chef du Mossad a dit sur un ton accusateur : C’est la Russie qui est en Syrie et y a déployé ses forces pour y rester longtemps. C’est encore elle qui s’est offerte des bases permanentes en Syrie et je crois que la Russie n’a ni intérêt ni la volonté de voir l’Iran, échouer. Israël n’apprécie pas que la Russie plaide la cause du droit international, contrairement à Washington qui ne respecte pas les résolutions de l’ONU. Le président américain qui a reconnu Al Qods occupée comme capitale d’Israël soutient militairement Israël qui ne supporte pas qu’un pays se dresse en obstacle face aux agressions menées dans la région. Israël est accusé par Damas de soutenir les terroristes, comment le prouvent les frappes menées par Israël contre l’armée de Damas en mission contre Daech, Front El Nosra, Djeich El Islam et Ahrar El Cham. Israël a déjà lancé des attaques contre l’armée suivies en accrochage avec Daech. La Russie a averti Israël contre les agressions menées contre Damas. Le désaccord oppposant Israël et la Russie ne peut être levé que par l’arrét des agressions menées par Israël, chose qui ne peut être conçue avec le soutien accordé par Washington à Netanyahu accusé de corruption. La reconnaissance d’Al Qods occupée comme capitale d’Israël est faite pour permettre à Netanyahu de gagner le soutien du peuple d’Israël qui réclame pourtant le limogeage du Premier ministre. Parce que soutenu par Washington, Netanyahu a lancé la colonisation des terres de la Palestine. Face aux frappes menées par Washington, Paris et Londres, contre Damas, le Kremlin dit être prêt à armer Damas pour lutter contre de nouvelles agressions. Chose qui ne plait pas à Israël.

Coopération engageant la Turquie, l’Iran et la Russie

La Turquie a affirmé mardi qu’elle continuerait à travailler avec l’Iran et la Russie en vue de parvenir à un règlement en Syrie, en dépit de divergences au sujet des frappes occidentales menées à la suite d’une attaque chimique présumée imputée à Damas. Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et iranien Hassan Rohani ont souligné lors d’un entretien téléphonique «l’importance de poursuivre les efforts communs entre la Turquie, l’Iran et la Russie, dans le cadre du processus d’Astana, afin de protéger l’intégrité territoriale de la Syrie et de trouver une solution politique durable à la crise», ont indiqué des sources à la présidence turque. Moscou et Téhéran, qui soutiennent Damas, et Ankara, qui appuient des rebelles syriens, sont les parrains du processus d’Astana qui a notamment permis la mise en place de quatre «zones de désescalade» visant à réduire les affrontements en Syrie. Les dirigeants des trois pays s’étaient engagés lors d’un sommet à Ankara le 4 avril à coopérer en vue de parvenir à un «cessez-le-feu durable» en Syrie. Mais l’unité qu’ils avaient affichée alors semblait avoir été battue en brèche après les frappes menées le 14 avril par Washington, Paris et Londres en Syrie pour punir le régime syrien à la suite d’une attaque chimique présumée qui lui avait été imputée. La Turquie a en effet salué ces frappes comme une riposte «appropriée» à l’attaque, alors que la Russie et l’Iran sont montés au créneau pour défendre le régime de Bachar al-Assad. «Le président Erdogan, qui a rappelé que la position de la Turquie sur la question de l’utilisation des armes chimiques était claire, a souligné qu’il était important de ne pas ouvrir la voie à une escalade des tensions», ont ajouté les sources de la présidence turque.

Mounir Abi

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