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Il plaide un Islam modéré pour combattre le radicalisme: La recette de Mohammed Aissa

La question du terrorisme radical, de ses causes et les moyens de lutter contre lui ont été abordés hier par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, au Forum de la radio algérienne.

Lors de son intervention, le ministre a fait état de plusieurs raisons qui seraient à l’origine du radicalisme et du terrorisme. Il a cité entre autres la mauvaise lecture des versets coraniques ainsi que l’interprétation erronée des hadiths du prophète. Pour le ministre, lorsqu’un homme est pessimiste, «il fait une lecture toute aussi pessimiste des versets et sourate (du Coran), et les transforme de sorte à lui permettre de combattre les musulmans eux-mêmes». Insistant sur le fait que «l’Islam est innocent du terrorisme et n’a rien à voir avec ce terme», le ministre a affirmé que l’Islam est celui qui lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, et modifie le mode de vie des sociétés. Il dira dans cet élan que l’Algérie et son Président ont longtemps défendu le principe que «l’islam n’a aucun lien avec le terrorisme et vice-versa». L’intervenant a soulevé que le terrorisme est toujours lié au meurtre, aux bombardements et à la violation, et appelle à l’extrémisme. Et pour se dresser contre le terrorisme, il a rappelé les nombreux efforts et mécanismes enclenchés par l’Etat algérien, afin de parvenir au bout de ce fléau durant la décennie noire. Il a rappelé que l’Algérie avait combattu, elle seule, le terrorisme macabre. «Nous étions seuls à lutter contre le terrorisme. Certains regardaient», a-t-il déploré. Selon lui, il est nécessaire de fournir un travail de qualité permettant de promouvoir l’Islam de la modération et du juste milieu. Pour cela, les imams ont été sommés de présenter l’expérience algérienne dans le discours religieux, et de la formuler contre l’extrémisme et le radicalisme. Au cours de ces trois dernières années, «nous avons aidé à faire valoir le courant modéré qui est le nôtre auprès des musulmans du monde et en particulier ceux de l’Europe et des USA», a-t-il confié. Soulignant le rôle primordial des imams, il a diffusé un discours modéré, il a tenu à rendre hommage aux imams assassinés lors de la décennie noire, parce qu’ils ont combattu, a-t-il dit, «l’idéologie de division et de radicalisation». Désormais, l’Algérie vit dans la stabilité et la sécurité, après avoir réussi à éradiquer ce phénomène. A cet effet, l’Invité du Forum de la radio nationale a relevé que «l’Algérie exporte son expérience aux autres pays du monde, frappés par l’insécurité». Il a souligné, notamment, que des pays européens (France, Allemagne, Italie…) et les USA, ont sollicité des imams algériens pour prêcher dans les mosquées de leurs pays respectifs. Mohammed Aissa, qui a mis l’accent sur la formation des imams pour promouvoir l’Islam modéré, a indiqué que ses services travaillent beaucoup pour la prévention de l’extrémisme, et ce, conformément à la révision du système de formation 2008, conçu par la loi fondamentale des imams d’Algérie. Il a annoncé à ce propos la sortie de la première promotion d’imams formés dans le cadre de l’accord conclu entre le ministère des Affaires religieuses et celui du ministère de l’Enseignement supérieur.

Aucun courant ne sera exclu

Dans un autre contexte, le ministre des Affaires religieuses a annoncé la tenue d’ateliers pour débattre du référent religieux au courant ce mois d’octobre. «Aucun courant religieux ne sera exclu de ces ateliers qui vont permettre de débattre des idées religieuses», a-t-il expliqué. Il a souligné, contre toute attente, que le courant chiite en lui-même ne constitue pas une menace pour l’Algérie, car, a-t-il ajouté, les institutions officielles adhéraient à leurs croyances sunnites. Le vrai danger était, selon lui, «les chiites qui tentent d’imposer leur influence à la majorité sunnite en Algérie. Tant que l’élite et les institutions officielles maintiennent notre référent malékite, l’Algérie ne craint rien», a-t-il assuré.

Fella Hamici

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