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Il refuse de suspendre la grève et s’en remet à Bouteflika: La statu quo suicidaire du Cnapeste

Le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’Education élargi (Cnapeste) campe sur ses positions et refuse de suspendre sa grève illimitée,  au lendemain de l’invitation de la ministre de l’Education nationale Nouria Benghebrt,  à une énième rencontre dimanche prochain.

Dans un communiqué paru hier matin sur son site, le Cnapeste assure qu’il poursuivra sa grève jusqu’à satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles, signées dans les PV de 2015, relatives à la restitution des ponctions sur salaire. Le syndicat qui s’est réuni durant des heures avec les initiateurs d’une médiation entre les deux parties, l’avocat Nadjib Bitam et l’imam de Djamaa el Kebir Ali Aya, n’a pas jugé utile d’attendre la fin de la rencontre pour publier son communiqué. Le Cnapeste qui a sollicité l’intervention du président de la République Abdelaziz Bouteflika, pour trouver une «solution juste et équitable» aux doléances des enseignants grévistes, a également appelé le ministre du Travail et de l’Emploi Mourad Zemali à la médiation entre le syndicat autonome et la ministre de l’Education nationale. «Le Bureau national du Cnapeste a officiellement sollicité le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale pour servir de médiateur entre nous et le ministère de l’Education nationale afin d’ouvrir les portes du dialogue pour la résolution de ce conflit», a-t-on indiqué dans le communiqué. La grève nationale qui entame sa quatrième semaine «se poursuivra jusqu’à la réalisation de toutes les revendications», a-t-on souligné. Revenant sur la rencontre qui a eu lieu mardi entre la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit et des personnalités juridiques et religieuses de l’initiative de médiation, le syndicat a exprimé sa déception et celle des personnalités ayant pris part à cette rencontre. Selon la même source, «la réponse des responsables du ministère de l’Éducation était négative, contrairement à son apparence». Le Cnapeste estime que conditionner le dialogue «à l’arrêt de la grève» avant la rencontre prévue pour dimanche prochain signifie un «rejet» de la part de la tutelle de toute initiative. Remerciant l’avocat Nadjib Bitam et l’imam de Djamaâ El Kabir d’Alger, Ali Aya, d’avoir entrepris cette «noble initiative», le syndicat autonome accuse Benghebrit de fuir ses responsabilités et de refuser de s’assoir à une table de négociations sérieuses. «Les responsables du secteur de l’Education poursuivent leur politique de fuite en avant, au lieu de penser à trouver un terrain d’entente et de passer à la table de négociation pour sortir de cette crise», a-t-on écrit. La même source conclut que le ministère de l’Education nationale est «insouciant» de la gravité de la situation qui menace les élèves et l’école algérienne. Il faut croire qu’en dépit des menaces de licenciement des enseignants grévistes réitérées hier matin par la tutelle, le syndicat s’entête à poursuivre sa grève illimitée. Ils sont donc 19 000 enseignants menacés de radiation dans les prochains jours s’ils continuent d’ignorer les mises en demeure et ne rejoignent pas leurs postes de travail. A Blida seulement, 581 enseignants ont été définitivement radiés de la fonction publique, après plus de trois mois de grève illimitée. A Béjaia, parents et élèves ont fini par accepter les enseignants remplaçant les grévistes. De son côté, Benghebrit a affirmé que les portes de son département ont toujours été ouvertes au dialogue. Ceci dit, elle rappelle que la justice a jugé cette grève «illégale». C’est pour cette raison que la ministre refuse de rencontrer les représentants du Cnapeste «tant qu’ils n’auront pas suspendu la grève et repris le travail».

Fella Hamici

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