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Il tente de reconstituer le «puzzle»: FLN Rude mission pour Bouchareb

Le coordonnateur de l’instance dirigeante du parti FLN, Mouad Bouchareb, s’attaque au chantier le plus dur de sa mission à deux volets : réunifier les rangs d’abord, et organiser un congrès extraordinaire rassembleur ensuite.

Il s’est mis au premier chantier, sur lequel ont échoué les deux derniers secrétaires généraux du parti, depuis avant-hier. Il a reçu le meneur du Mouvement de redressement qui active depuis 2013, Abdelkrim Abada. «Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du rétablissement de la cohésion au sein du FLN, à travers un nouveau départ basé sur les fondements du respect. L’objectif est l’édification du parti sur des bases saines, suivant le critère du militantisme», a-t-il déclaré. «Tous les enfants du parti sont les bienvenus sans exclusion aucune, ni marginalisation», a encore lancé le nouvel homme fort du parti majoritaire. Dans le cadre de la réunification de rangs, Mouad Bouchareb a rencontré également Salah Goudjil et Saliha Djeffal. Il a fait savoir qu’il rencontrerait d’autres dirigeants, à l’image du meneur de la direction unifiée, Abderrahmane Belayat, et de l’ancien secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, qui comptent toujours des nombreux partisans au sein du parti. Le chantier est difficile surtout que les anciens secrétaires généraux, Amar Saadani et Djamel Ould Abbès, ont échoué à réaliser l’objectif. Mais il n’est pas impossible. Pour le moment, Bouchareb semble faire l’unanimité, et personne n’ose s’opposer à lui. «Il y a urgence à rétablir la situation au sein du parti. Nous allons rencontrer Mouad Bouchareb sans aucune condition, pour ne pas retomber dans la même crise», a indiqué Abderrahmane Belayat. Contacté hier par nos soins, M. Belayat a affirmé qu’il est «mandaté par les membres de son mouvement pour aller rencontrer la nouvelle direction, afin d’apporter notre point de vue et faire part de nos propositions pour sortir le parti, de sa crise». Précisant qu’il appartient à Bouchareb de fixer une date pour la rencontre, notre interlocuteur a ajouté qu’il a accepté de dialoguer pour marquer «notre satisfaction de la décision du Président de mettre fin à la situation calamiteuse du parti». Le président de l’APN bénéficie du soutien des cadres du FLN, et aucun n’a affiché d’opposition. «Il était urgent d’enclencher une nouvelle dynamique au parti. Le FLN vivait une situation de blocage qui ne pouvait pas durer. La première formation politique du pays était devenue un corps sans âme, où plus rien n’était entrepris. Il fallait opérer un déclic, et cela passait par le départ de l’ancienne direction et l’arrivée d’une nouvelle équipe, chargée de rassembler tous les militants, sans exclusion», a déclaré le ministre Mahdjoub Bedda, qui a initié l’association des anciens élus. Dans une déclaration médiatique, le ministre a estimé que «l’arrivée à la tête du FLN d’un jeune militant au parcours exemplaire comme Mouad Bouchareb, est de nature à redynamiser notre formation politique», exprimant le soutien de l’association des anciens élus à la nouvelle direction. Bouchareb s’attèlera donc à recoller les morceaux déchiquetés du vieux parti. Le Mouvement de redressement est lancé en 2012 contre l’ancien secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem. Après l’éviction de ce dernier, il a poursuivi sa «lutte» contre Amar Saâdani. La tentative de Djamel Ould Abbès d’engager le dialogue avec le mouvement a échoué, en raison de la tendance affichée par l’ex-secrétaire général à conduire le parti de manière unilatérale, en mettant à l’écart les instances du parti, surtout le Comité central, qui ne s’est jamais réunir durant le court règne de deux ans d’Ould Abbès. Mouad Bouchareb réussira-t-il ce que les trois derniers SG ont échoué à faire ? La direction unifiée est lancée juste après l’installation d’Amar Saâdani, sous la conduite d’Abderrahmane Belayat. Ce dernier a mené une fronde contre Saâdani, puis contre Djamel Ould Abbès, après l’échec de réconcilitation pour les mêmes raisons de l’échec avec le Mouvement de redressement. Salah Goudjil était un membre très actif dans le mouvement de redressement contre Belkhadem. Il s’est retiré avec la venue de Saâdani, et sa nomination comme sénateur du tiers présidentiel. Quand à Belkhadem, il a été renvoyé du gouvernement et des instances du parti, et ce pour avoir essayé de débarquer Amar Saâdani. Bouchareb réussira-t-il à fédérer tout ce monde ?

Karim Aimeur

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