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Ils demandent l’enseignement de tamazight dans les 48 wilayas: Les lycéens de Tizi Ouzou en grève

Les lycéens de certains établissements secondaires de la wilaya de Tizi Ouzou sont en grève depuis une dizaine de jours pour certains, et près d’une semaine pour d’autres.

Ils exigent l’enseignement obligatoire de la langue amazighe dans les établissements scolaires des 48 wilayas du pays, sans aucune distinction. Ils rejettent d’étudier en langue arabe sans que le ministère de tutelle procède à l’établissement d’une note portant l’obligation de l’enseignement de la langue amazigh à travers le pays. En effet, l’ensemble des établissements secondaires de la capitale de Djurdjura sont totalement paralysés depuis une dizaine de jours pour demander l’enseignement obligatoire de la langue amazigh dans les lycées et sans aucune condition. D’ailleurs, hier, des dizaines de lycéens du centre-ville ont marché dans les artères du boulevard Stiti pour rejoindre le siège de la direction de l’éducation et exprimer leur ras-le-bol quant à la non-généralisation de l’enseignement de cette langue nationale et officielle dans l’ensemble des établissements du pays. «Nous voulons que cette langue soit enseignée dans tout le pays et non pas seulement dans les 32 wilayas comme l’a annoncé la ministre de l’Education Nouria Benghebrit», nous dira une lycéenne rencontrée au Boulevard Stiti. Les protestataires refusent d’étudier leurs cours en langue arabe jusqu’à ce que tamazight soit enseignée dans les 48 wilayas. «Nous avons entendu que certains élèves des autres wilayas refusent d’étudier la langue amazigh, alors de notre côté, on refuse d’étudier en langue arabe», lâche un autre lycéen. Il faut dire que les lycées des communes recalées ne sont pas épargnés par cette protestation, puisque certains sont paralysés depuis une dizaine de jours, comme celui de la localité de Beni-Zmenzer, Larbaâ-N’Ath-Irathen, Ouadhias, Ouaguenoun. Les élèves du lycée de la commune de Beni-Yenni ont entamé une grève de trois jours depuis lundi dernier avant de décider la nature d’une éventuelle action de protestation pour durcir leur ton. «Nous n’allons pas étudier l’arabe alors que notre langue maternelle qui a coûté la vie à des centaines de personnes est rejetée dans les autres régions», ont affirmé à l’unanimité les protestataires. Pour cela, ils interpellent la ministre de l’Education, Nouria Benghebrit afin qu’elle établisse une note portant l’obligation de l’enseignement de la langue amazigh dans l’ensemble des établissements secondaires du pays. «Nous n’allons pas étudier l’arabe alors que notre langue maternelle pour laquelle des générations entières ont payé un lourd tribut soit rejetée dans les autres régions», ont affirmé à l’unanimité les protestataires. Pour cela, le DE a tenu à lancer un appel aux parents pour sensibiliser leurs enfants à mettre fin à leur grève et de reprendre les cours. Le DE met en garde contre les répercussions de cette grève sur le cursus scolaire des élèves. Signalons qu’une sorte de coordination de lycéens a lancé un appel pour une garde marche à Tizi Ouzou ville pour le 28 octobre en cours.

Z.C.H

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