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Ils réclament leur permanisation.. Les contractuels de la santé de Ouaguenoun haussent le ton

Les travailleurs contractuels exerçants au niveau des huit polycliniques relevant de l’Etablissement public de santé de proximité (EPSP) de Ouaguenoun, à 17 km au nord de Tizi-Ouzou, sont sortis avant-hier, dans la rue pour demander leur titularisation et leur placement dans des postes permanents. Ils dénoncent les pratiques de «favoritismes et de passe-droits» imposées par la direction de cet établissement dans le recrutement des travailleurs. Face à la précarité à laquelle font face les travailleurs contractuels dans les différents secteurs dont ceux de la santé et qui n’arrivent pas de décrocher un poste de travail permanent qui leur permettra de vivre sans la hantise d’un licenciement, les travailleurs de la santé de Ouaguenoun ont décidé de battre le pavé à l’effet d’imposer leurs droits. Ils réclament leur intégration dans des postes de travail permanent en guise de reconnaissance à leurs efforts consentis et leur professionnalisme pour améliorer la qualité de service public dans ce secteur névralgique.
«Après le passage du concours de permanisation, on se rend compte que les lauréats sont des personnes pistonnées venues de l’extérieur de notre établissement. Ceci dit, ces pratiques prennent de l’ampleur au niveau de l’administration algérienne», dira un protestataire. A cet effet, les contestataires exigent la transparence dans les résultats des concours d’embauche. «Nous voulons à ce qu’il y ait l’égalité des chances pour décrocher un poste de travail.
Nous avons toujours été au service de ces infrastructures de santé de proximité, en contrepartie, nos efforts ne sont pas valorisés». Les travailleurs contractuels ont dénoncé la précarité à laquelle ils font face, sachant que la quasi-totalité d’entres-eux sont des pères de familles avec 4 à 5 enfants à charge. «Comment voulez-vous vivre avec un salaire minable qui ne dépasse pas les 15.000 DA ? C’est inimaginable d’y penser. Cette situation nous a poussés à hausser le ton pour faire valoir nos doléances qui sont totalement légitimes.
«Les employeurs et les responsables de l’administration publique sont en train de piétiner la législation, puisque bafouant la loi qui stipule les modalités d’embauche», lâche un travailleur contractuel exerçant depuis 4 ans. Pis encore, les contestataires estiment que ce sont des pratiques d’esclavagisme moderne imposées par les responsables, puisqu’ils travaillent à temps plein, alors qu’ils sont payés à temps partiel, regrettent-ils.
Z.C.Hamri

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