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Immigration clandestine à CHLEF.. Les subsahariens sont de retour

Ces migrants s’adonnent principalement à la mendicité au niveau des places de grandes densité humaine, aux alentours des mosquées et mêlés à la circulation routière, là se forment les embouteillages qui ralentissent la circulation.

Après une période de plusieurs mois relativement stable en matière de présence de migrants subsahariens, à la suite d’une vaste opération de rapatriement vers leurs pays d’origine, organisée par les autorités, des dizaines de familles de migrants subsahariens ont, depuis quelques jours, envahi les ruelles et les carrefours de la wilaya de Chlef. On peut le constater de visu car ces migrants s’adonnent principalement à la mendicité au niveau des places de grandes densité humaine, aux alentours des mosquées et mêlés à la circulation routière, là se forment les embouteillages qui ralentissent la circulation, chose qui leur donne la possibilité de passer leur petit bol devant les automobilistes. Au niveau du boulevard Emir Abdelkader, le spectacle est ahurissant.
L’endroit est réputé pour ses bouchons et les migrants ont dû le remarquer, se faire passer le mot et atterrir tous ensemble à cet endroit. Ils sont installés dans une longue chaîne qui couvre de bout en bout le boulevard. Ces migrants, souvent des enfants et des femmes qu’on voit dans la nature, et qui ont adopté la mendicité comme profession, sont presque heureux de se trouver là, dans des conditions qu’on peut juger misérables mais bien meilleures que ce qu’ils enduraient dans leurs pays d’origine. Le Ramadhan, mois de piété et de distribution de l’aumône, a attiré en nombre les migrants subsahariens. Ces derniers trouvent refuge facilement, généralement dans des coins en retrait des agglomérations, notamment sur les berges de Oued Cheliff à la sortie nord de la ville de Chlef. Leur campement est situé à proximité de la gare routière sur le flanc du cimetière des Chouhada comme le montre la photo ci-dessus.
Ce camp improvisé ne bénéficie d’aucun équipement de base répondant au minimum requis en matière d’hygiène et de sécurité. Absence de latrines, de point d’eau, de douches ou de lieu d’hébergement. Les enfants en bas âges ainsi que les parents qui ne bénéficient d’aucun contrôle ou assistance médicale ou sanitaire, peuvent être porteurs de grands risques de propagation de maladies, telle que la gale et autres maladies facilement transmissibles. Ils ont mangé à leur faim gratuitement durant le mois de Ramadhan où les restaurants de la rahma ouvrent partout et offrent l’iftar aux jeûneurs, et reçoivent en prime l’aumône de la part de ces derniers. La dernière opération de rapatriement a vu la population soulagée de ces vues dégradantes de ces personnes en proies sans doute à la misère chez eux. Signalons que, face à un retrait des autorités qui ont abandonné les opérations de rapatriement, poussées à la défensive par les organisations humanitaires internationales, les migrants subsahariens arrivent par contingent.
A. Ali

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