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Indice de recul du pouvoir d’achat: Les assurances tous risques en perte de terrain

De moins en moins d’Algériens souscrivent à une assurance tous risques, a révélé, hier à Alger, le directeur général de Salama Assurances Algérie, Benarbia Mohamed. Ce constat est expliqué par le premier responsable de la deuxième plus grande compagnie d’assurance privée dans le pays par le recul du pouvoir d’achat des Algériens, dont le budget réservé à l’assurance, d’une manière générale et automobile, d’une façon particulière, aux derniers rang après ceux de l’alimentation, de l’éducation, de la santé, de l’habillement, etc. Etant très affecté par cette nouvelle donne, d’autant plus que les particuliers représentent 70% du portefeuille de Salama, Benarbia annonce que sa compagnie est en train d’étudier le terrain, dans l’éventualité d’offrir un nouveau produit en formule tous risques et qui soit le plus compétitif et moins coûteux possible. Mettant en avant les impacts négatifs que la crise née de la chute des prix du pétrole ont sur le secteur des assurances en Algérie, le DG de Salama Assurances précise que la branche Engineering souscrite généralement dans le cadre de la commande publique a enregistré une chute de l’ordre de 7% entre 2016 et 2017.
En présentant le bilan de la société au 31 décembre 2017, le patron de Salama Assurances a relevé que la branche automobile qui représente 72% du chiffre d’affaires a connu une baisse de 5% entre les deux périodes de référence. La chute considérable dans la branche Engineering est expliquée par le conférencier par le fait que les pouvoirs publics ont souscrit une assurance pour la réalisation de deux centrales électriques et qu’une année plus tard, le projet ne figurait plus chez Salama. Interrogé sur les projets de sa compagnie, Benarabia a révélé que Salama est en discussions avec plusieurs partenaires pour lancer le Family Takaful, une assurance des personnes compatibles, selon lui, avec la charia. Dans le même ordre d’idées, et se plaignant du vide juridique en la matière, le DG de Salama a fait savoir qu’un projet d’assurance takaful est au niveau du Conseil national des Assurances (UAR), lequel sera remis au ministère des Finances, avant d’être proposé pour adoption. En parallèle, l’Union algérienne des sociétés d’assurance et de réassurance (UAR) est en train de mener un travail pour ressortir avec une proposition de loi sur les assurances. Ce document de synthèse et de concertation comportera des propositions dont celle de l’obligation de constituer un capital de dettes techniques. Une question sur laquelle Banarbia a insisté en disant que sa compagnie est la seule à disposer d’un total de dettes techniques de 4,6milliards de dinars, lui permettant de régler un sinistre en une période très courte. A la question de la possibilité de voir un jour Salama Assurances Algérie cotée en bourse, le DG répond que dans la mesure où la Bourse n’offre pas de possibilité de se conformer à la charia, Salama ne peut pas y adhérer.

Hafid M.

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