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Industrie de montage: OBG plaide pour les véhicules connectés

Dans une mise à jour économique consacrée à l’industrie automobile en Algérie, rendue publique hier, le cabinet Oxford Business Group a tenu à relever les défis et les perspectives se dressant devant ce secteur stratégique.
En effet, OBG a fait une rétrospective sur les principaux projets concrétisés dans ce domaine. Faisant une évaluation de l’ensemble des réalisations, le cabinet s’est appuyé, dans cette mise à jour, sur l’avis de plusieurs observateurs.
Ces derniers ont estimé que l’objectif du gouvernement de parvenir à 15% de production locale de pièces et composantes d’ici trois ans et 40% d’ici cinq ans est «trop ambitieux». Le cabinet britannique a cité l’expert Alexandre Kateb, fondateur du cabinet de conseil Compétence Finance, qui a affirmé que «l’établissement d’un écosystème intégré comprenant équipementiers, fournisseurs de pièces détachées et sous-traitants prendrait environ 10 ans».
Selon OBG, d’autres voix s’élèvent également pour noter que le modèle d’importation de pièces détachées pour un assemblage local revient en fait plus cher que l’importation de véhicules finis. Cependant, tient à relever Oxford Business Groupe, il existe de possibles indications d’un relâchement des restrictions sur les importations cette année. «Début janvier, le ministère du Commerce a évoqué la possibilité d’un octroi de nouvelles licences d’importation dans les mois à venir, sans toutefois préciser le calendrier. Des précisions sur les quotas d’importation sont également attendues, le ministère ayant confirmé officiellement que ces quotas affecteront les véhicules de tourisme et utilitaires», a soutenu ce bureau conseil qui réalise périodiquement des études économiques consacrées à l’Algérie.
Evoquant les opportunités de développement de l’industrie automobile, le Cabinet britannique a relevé l’importance de la conception et la fabrication de systèmes d’exploitation novateurs développés par les grandes entreprises technologiques mondiales dans le but de concevoir des véhicules connectés.
«Au-delà de l’assemblage et de la production de pièces localement, un investissement accru dans des produits à haute valeur ajoutée, notamment les systèmes d’exploitation nouvelle génération pour véhicules, constitue ainsi un fort potentiel de développement pour l’industrie automobile algérienne», note-t-il.
Il se trouve, ajoute OBG, que ces nouveaux systèmes d’exploitation sont déjà en train de renouveler en profondeur l’industrie automobile. A ce sujet, le cabinet a cité Riad Hartani, conseiller stratégique et technologique pour le projet Alger Smart City, qui a considéré que ce n’est pas un problème pour l’Algérie de ne pas disposer à ce jour d’industrie automobile locale.
Et d’ajouter qu’il y a lieu de «concentrer les efforts sur les opportunités portées par ces nouveaux systèmes d’exploitation permettrait à l’Algérie de devenir l’un des premiers pays au monde à se positionner sur ce segment prometteur.»
Cette stratégie nécessite des progrès pour bâtir un écosystème favorable à l’essor des nouvelles technologies. Car, elle contribuerait à une hausse significative des investissements étrangers, tout en attirant une expertise technologique hautement qualifiée. Les présentes observations d’Oxford Business Group sont intéressantes et devraient être prise en charge par nos autorités.

Samir Malek

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