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Infrastructures: A quand de nouvelles installations sportives ?

Comment les politiques publiques de construction d’équipements sportifs se sont mises en place au cours des cinquante dernières années ?

Quels ont été les bâtisseurs de ces projets sportifs et la logique de développement de ces installations sportives ? L’histoire sportive est couverte par de nombreuses études, dont, l’intention, l’objectif, le traitement de l’équipement sportif… ce qui ne rend pas facile une problématisation socio-historique. A Alger, le complexe Omnisport du 5 juillet a été inauguré en 1972 par le président Houari Boumediène, abritant alors, le premier tournoi international qui a regroupé la sélection maghrébine. Depuis, plus rien à mettre sous la dent en termes d’infrastructures sportives. Plutôt, du bricolage, ou faire du neuf avec du vieux. Des travaux, abordant de manière historique la question de l’infrastructure sportive. Les autres recherches se limitent à une période, une région ou une pratique. Le stade du 5-Juillet-1962 est un stade olympique de football et d’athlétisme, à côté, une piscine Olympique de trois bassins, un de réplique l’autre de compétition, et un autre de plongeon. En face un complexe de tennis, puis, une autre salle Omnisport, appelée communément «Coupole». Inauguré le samedi 17 juin 1972, le complexe olympique du 05 juillet appelé aujourd’hui Feu Mohamed Boudiaf, abritant des compétitions allant de 5000 places pour le tennis, 10 000, pour les compétitions de natation et de ses dérivés ou encore 15 000 places pour la coupole et enfin 75 000 personnes pour le stade de football et athlétisme. En dehors de ce gigantesque complexe, une autre piscine de 50 m située en ville au centre d’Alger, pas loin aussi, une autre salle qui porte le nom d’un martyr Hacene Harcha et à la sortie Est d’Alger un autre complexe de tennis qui comprend quatorze courts. Telle a été la politique au lendemain de notre indépendance, de ce fait, les moyens financiers accordés à ce secteur étaient pourtant limités.
L’objectif de l’époque tracé par l’administration visait à multiplier les installations sportives pour développer notre sport, une autre arme pour montrer une Algérie debout. Des travaux complétés par le dépouillement des publications des directions générales de l’équipement sportif, lesquels, ont permit de mettre en évidence les innovations fonctionnelles qui ont marqué les cinquante dernières années et auxquelles ont concouru des acteurs publics et privés.
Aujourd’hui, la politique suivie par l’administration vise à revoir et réparer toutes les installations sportives du pays. Une perte sèche et de temps, puisque celles-ci sont refaites chaque saison, au lieu de multiplier la construction de nouvelles installations sportives. Cette situation rend même, difficile toute programmation souvent, la plus modeste. Le décalage entre les intentions affirmées par les dirigeants nationaux de la réalité des subventions accordées, donne la pleine mesure de la pénurie surtout en termes d’équipements sportifs. Il existe alors dans le mouvement sportif national un réflexe de rejet d’une intervention autoritaire des pouvoirs à revoir ce volet devenu le refrain habituel de tout acteur sportif de gestion ou technique.

Les équipements sportifs délaissés par les politiques

Pourquoi le nombre de construction sportive a beaucoup baissé, alors qu’il existe des intentions locales de reconstruction, faute de volontés politiques, loin d’être le cas pour les moyens financiers, puisque la construction vaut moins cher que le bricolage. A voir comment évolue le chantier du stade de football de Baraki, l’on dispose de l’idée des pouvoirs publics pourquoi, s’orienter vers le bricolage. Ce qui ne donne guère l’envie d’en construire d’autres certes. Mais si l’on doit revenir à l’époque, on ne parlait pas de piscines couvertes ou de salles Omnisport, pourtant, elles ont apparues du fait d’une volonté politique. Malheureusement, la question de l’équipement sportif n’est pas au programme des instances politiques nationales. Faut-il pour cela, attendre d’organiser des Joutes pour en construire de nouvelles installations sportives et de quelles infrastructures, puisque l’Algérie organise les Jeux Africains de la Jeunesse et les Jeux Méditerranéens d’Oran en 2021, évoluera probablement ou presque dans les mêmes installations sportives.

Le bricolage coûte plus cher

Pourquoi retaper une installation sportive au lieu d’en construire une autre, c’est du moins, la question qui taraude souvent l’esprit des connaisseurs. Bâtir une installation sportive coûte moins cher que d’en retaper ce qui existe. Combien coûte une salle Omnisport, (40 milliards de centimes) selon des chiffres réels, en retaper la même infrastructure durant cinq années, coûterait plus de cinquante milliards de centimes. Y a-t-il une volonté de nuire à la société ou juste une absence de savoir, ou de connaissances en la matière qui compromettent le devenir et la bonne santé de notre sport. En somme, il y a boire et à manger la dessus, c’est du moins un des phénomènes qui nuit à la performance de nos athlètes, sans compter qu’un athlète de niveau mondial lequel, aspire monter sur une des marches du podium des JO, coûterait environ 300 milles Euros par (quatre années ou mandat Olympique), loin de la triste réalité algérienne.

Ahmed Chébaraka

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