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Infrastructures sportives: Des enceintes à l’abandon

Hormis l’office du complexe olympique du 5 juillet ainsi que ses multiples infrastructures, un géant qui semble tenir la route, malgré tous les coups fourrés provenant de récalcitrants ou d’opposants aux principes de valeur, souhaitant parfois sa destruction, d’autres sont dans un état lamentable.

Créé en 1972, Feu Houari Boumédiène en a fait son quotidien et sa tasse de thé, juste pour l’honneur de l’Algérie et de ses sportifs. Quarante six ans plus tard, ce mastodonte tient encore debout par sa force et celle de ses employés, dont bon nombre ont pris la retraite. Sa vision dressée par les sempiternels directeurs qui se sont succédés, demeure la même, celle de le maintenir pour le développement et le progrès du sport national. Une équation plausible puisque d’autres installations construites après l’OCO n’ont pas fait long feu, elles ont connu des vertes et des pas mûres à tout point de vue. Sa stratégie de partenariat avec les acteurs privés ou publics se poursuit, elle semble même payante. En revanche, tous les quatre voire cinq ans, une ville accueille une nouvelle construction, ce qui implique généralement une longue préparation et la construction d’infrastructures spécialement destinées à un événement. Mais que deviennent les installations déjà existantes ? Parfois, il arrive qu’elles soient conservées. C’est le cas de plusieurs installations sportives méritant juste une réhabilitation, elles n’ont en revanche, bénéficié d’aucun usage leur permettant une meilleure évolution.
Certains athlètes ont préféré fuir leurs conditions plutôt déplorables, dont on ne compte plus les problèmes d’alimentation électrique, de plomberie ou encore de la moisissure qui s’éternise. Ces infrastructures ont malheureusement subi le même sort que celles laissées par le colonisateur. Récemment, le ministre de la jeunesse et des sports (MJS), a souligné de la priorité de son secteur de prendre en charge 11 complexes sportifs à travers le pays ainsi que les centres de formation afin de booster les différentes activités sportives et permettent à l’Algérie de retrouver sa place de leader dans plusieurs disciplines. Une initiative louable alors que des infrastructures sont en construction, d’autres presque achevées, certaines n’ont jamais vu le jour, en revanche, que ferions-nous des autres installations sportives laissées pour compte ou tout simplement abandonnées. Pour le ministre, «les complexes sportifs vont nous permettre de rationaliser les moyens financiers de l’Etat ainsi que d’exploiter les structures existantes afin de former et sélectionner les jeunes talents capables de représenter l’Algérie dans les événements sportifs continentaux et internationaux».

Séraidi, Le Golf, El Bez et les autres…

Pour leurs parts, le centre Ahmed Ghermoul, un joyau qui a vu défiler de nombreux champions (toutes disciplines confondues) vient de connaître un chamboulement au sein de ses installations sportives, les responsables ont plutôt préféré avoir recours à sa fermeture. Les travaux de Séraidi n’avancent toujours pas, les piscines d’Oran connaissent une lenteur dans leur évolution, celle d’El-Ketani et du 20 août vont sans doute s’inscrire pour en faire des musées, le centre d’El Bez de Sétif – pourtant construit récemment, à la bonheur, de la performance et des athlètes – affiche aujourd’hui une détresse au détriment de la performance, la piscine de Sidi M’cid de Constantine partie en fumée, celle de Skikda (Jeanne d’Arc) et municipale de Relizane attendent toujours qu’elles soient réhabiliter, en vain…. Que sont-ils devenus les stades Ouaguenouni, Reloud, celui de Lamrani d’El Mouradia du RAMA, le terrain du Golf lequel a servi longtemps pour la performance nationale et les résultats sont là pour s’en convaincre, il a été fermé par un coup de tête, ce qui a poussé les entraîneurs d’athlétisme, notamment d’aller vers d’autres cieux plus cléments en termes de finances, normal…dite-vous.

Construire sans normes internationales

Combien d’autres infrastructures ont été construites sans connaître leur sort ou leur objectif. Cela dit, sans feuille de route, l’on construit, sans normes internationales, juste pour construire au moment où d’autres sont abandonnées à leur propre sort, ou connaissent des lenteurs qui d’ailleurs n’ont pas l’air de voir le jour. Combien sont-ils nos stades de football et nos piscines construits à la hâte, lesquels connaissent aujourd’hui des problèmes d’homologation. La construction d’un complexe en altitude, une idée partie depuis les années 1960 et 70, laissée à l’état embryonnaire, alors que nos athlètes continuent leur petit bonhomme de chemin à l’étranger. C’est en réponse à une question de la presse relative au gel du projet des remontées mécaniques de la station climatique de Tikjda dans le cadre des mesures d’austérité prise par le gouvernement, que le ministre Hattab a expliqué que son secteur donnait la priorité, notamment, au projets en cours de réalisation ainsi qu’à la rationalisation des structures existantes, dont la réhabilitation des 11 complexes sportifs, et les centres de formation à travers le pays. Ces formalités ne devraient pas exister, nos athlètes n’ont pas besoin de tout cela, le plus important est d’avoir où s’entraîner en altitude, le plan de charge d’un athlète de haut niveau lui exige deux à trois micro cycles d’entraînement en altitude par an, alors ? Ces futilités freinent l’évolution de l’athlète, lequel souvent préfère quitter la table, changer de sport ou s’adonner à ses études. Combien d’athlètes et pas des moindres ont préféré mettre un terme à leur carrière juste du fait, de ne pas disposer de moyens pouvant les propulser vers les cimes ? La seule satisfaction pour l’instant, nous vient du centre de la ville de Chlef longtemps fermé pour des futilités, il vient d’être réhabilité au moment où d’autres, pourtant construits récemment se voient contraints de fermer leurs portes, malheureusement…

Ahmed Chébaraka

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