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Initiée par plusieurs personnalités réclamées par le peuple.. Une plate-forme pour le changement

On parle surtout de l’avocat Mustapha Bouchachi, de l’ancien premier secrétaire du FFS, Karim Tabou, de l’avocate Zoubida Assoul, d’Abdelghani Badi, du président du RCD, Mohcine Belabes, d’Ali Benouari, de Samir Bouakouir, outre Mourad Dhina et Kamel Guemazi.

Alors que se pose toujours la problématique de la représentativité du mouvement populaire qui s’est soulevé depuis le 22 février pour le départ du régime en place, et qui se poursuit, en rejet de la feuille de route proposée par le chef de l’Etat, une initiative sous forme de «Plate-forme pour le changement en Algérie» vient d’être lancée. Certes, elle n’est pas la seule, mais sa particularité réside dans le fait que plusieurs personnalités réclamées par les manifestants dans la rue ou sur les réseaux sociaux, figurent parmi les premiers signataires. On parle surtout de l’avocat Mustapha Bouchachi, de l’ancien premier secrétaire du FFS, Karim Tabou, de l’avocate Zoubida Assoul, d’Abdelghani Badi, du président du RCD, Mohcine Belabes, d’Ali Benouari, de Samir Bouakouir, outre Mourad Dhina et Kamel Guemazi. Tout en reprenant les slogans portés par le peuple durant les marches pacifiques, les initiateurs expliquent que «la crise politique majeure que vit notre pays ne peut être réduite au refus du cinquième mandat d’un homme malade».
«Son annonce, le 11 mars 2019, d’annuler les présidentielles d’avril 2019, suite à la protestation populaire, ainsi que son affirmation qu”’il n’a jamais été question” pour lui de briguer un cinquième mandat, alors que le monde entier est témoin que son dossier de candidature a été déposé le 3 mars 2019, ne laisse aucun doute sur sa politique de mensonge et de fourberie», lit-on dans le texte de la plate-forme. Par le prolongement de son quatrième mandat, Bouteflika consomme «une rupture irréversible entre son régime et le peuple», selon les initiateurs, pour qui «il y a aujourd’hui urgence et nécessité d’opérer un changement radical du système en place, sur des bases nouvelles, avec des personnes nouvelles et de toute façon non piloté par le régime actuel».
Pour cela, ils proposent une feuille de route de sortie de crise basée sur plusieurs points, à commencer par «le retrait du Chef de l’Etat à l’issue de son mandat actuel, le 27 avril 2019», «la démission du gouvernement et la dissolution du parlement et du sénat», et «l’entrée dans une phase de transition qui permettra au peuple de concrétiser son projet national». Cette plate-forme plaide ensuite en faveur de «la mise en place d’une Présidence collégiale», composée de personnalités nationales dignes de confiance, et s’engageant à ne pas rester au pouvoir à la fin de la transition.
Cette présidence collégiale aura à mettre en place un «gouvernement de salut national» dont la charge est de «gérer les affaires courantes de l’Etat». Passées ces étapes, on passera à l’ouverture d’«un débat national inclusif» qui définira les modalités pratiques d’une révision constitutionnelle, ainsi que l’organisation d’élections à l’issue de la phase de transition.
Tout ce processus doit, par ailleurs, être accompagné de la condition sur «l’engagement de l’Armée nationale populaire et des services de sécurité, à assurer leurs missions constitutionnelles sans interférer dans les choix politiques du peuple». Toutes les composantes (les étudiants, les syndicats, les journalistes, les travailleurs, les avocats et les juges, ainsi que les partis et les personnalités…) ayant adhéré à cette démarche «ont décidé de créer une Coordination Nationale pour le Changement (CNC), qui sera un espace d’échange, de concertation et de coordination pour mettre en œuvre la présente plate-forme», est-il indiqué. Une réunion devra se tenir dans les plus brefs délais pour décider d’actions concrètes.
Aïssa Moussi

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