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Institutions.. Les Ligues, parents pauvres du sport

Nos ligues, toutes disciplines confondues,(hormis le football bien entendu), travaillent dans un état piteux, voire moyenâgeux.

Beaucoup tergiversent sur le manque d’infrastructures sportives qui font cruellement défaut en Algérie. Cette défaillance provient généralement d’un problème de finances qu’une installation sportive peut coûter les yeux de la tête. On ne peut prétendre à une installation sportive sans passer préalablement par un décret, une manière de justifier ou corroborer son obtention. L’infrastructure fait partie intégrante d’une probable bonne prestation des athlètes, car sans cette cellule nourricière, rien n’est possible. L’athlète est généralement confronté à cet épineux problème, qui justifie ses mauvais résultats. L’athlète est géré, couvé, protégé, soigné… par des associations de gestion agréées. En revanche, ces dernières qui le mènent vers leur objectif évoluent dans des conditions le plus souvent lamentables. Quelles sont la définition, les missions et les conditions dans lesquelles se trouvent ces associations ?
Qu’est-ce qu’une association reconnue d’utilité publique et comment obtenir ce statut d’association d’intérêt général ? Les statuts juridiques d’associations déclarées existent et ont pour but exclusif l’assistance, la bienfaisance, la recherche sportive et médicale et d’autres organisations de compétitions à l’échelle locale ou régionale. Une association déclarée peut être reconnue d’utilité publique par décret en Conseil d’Etat après une période de fonctionnement. C’est le cas par exemple de certaines de nos ligues sportives qui n’en portent que le nom. Ces dernières gèrent généralement le sport dans leur wilaya à tout point de vue. Bon nombre d’entre elles végètent dans l’obscurité, ne disposent pas de moyens pouvant les mener vers les objectifs assignés préalablement. Sans siège et sans bureaux administratifs de la dimension de leurs athlètes, une absurdité que les règles générales refusent.
Souvent et lors de visites de missionnaires de fédérations ou de la tutelle quel ne fut leur étonnement de constater de visu que nombre de nos ligues toutes disciplines confondues (hormis le football bien entendu) travaillent dans un état piteux, voire moyenâgeux. Certaines d’entre elles ont pu se frayer un espace par leur volonté d’évoluer, mais de quel espace s’agit-il ? Un deux mètres sur deux parfois, sous la tribune d’un stade ou dans un ancien hangar abandonné ou même dans la maison d’un ami; comme c’est le cas du siège de la Fédération Algérienne de Triathlon fraîchement installée, prêtée par son premier responsable lui-même, sachant qu’elle ne dispose pas encore de budget. A Djelfa, Médéa, Guelma, Tamanrasset, M’sila, Mila, Biskra, ou même dans de grandes wilayas, certains responsables de ligue n’ont que cette volonté de vouloir atteindre leur but, celui de voir évoluer leurs athlètes.
Pendant ce temps, les directions de la jeunesse et des sports disposent de sièges et de bureaux de grand standing rappelant ceux de nos politiques. Ce deux poids, deux mesures ne fera qu’augmenter cette distinction qui existe déjà, laquelle a mené notre sport là où il est. De nos jours et face à une crise sportive sans précédent, les acteurs du mouvement sportif ne cessent de répéter que les causes du déclin du sport national sont la mauvaise gouvernance et le manque de considération. Ils le répètent encore, lors d’évènements sportifs, Pour eux, «les dirigeants du sport national devraient revoir ce genre de carences qui nuisent généralement au bon déroulement du sport par son administration».
Ahmed Chébaraka

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