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Inter-professionnalisation de la filière lait à Tizi-Ouzou.. Mise en place d’une cellule d’accompagnement

Une cellule d’accompagnement technique de suivi sera lancée incessamment, qui sera composée de professionnels du domaine de l’élevage, d’inséminateurs, de vétérinaires, mais aussi de partenaires administratifs comme les banques, les assurances…

Les éleveurs de la filière lait de la wilaya de Tizi-Ouzou font face à plusieurs défaillances qui les empêchent de pérenniser leur activité, notamment celle liée à la gestion technique, mais aussi celle de l’approvisionnement alimentaire, ce qui s’est répercuté sur la production qui a nettement reculé, que ce soit sur le plan qualitatif ou bien quantitatif. Pour y remédier, une cellule d’accompagnement technique de suivi sera lancée incessamment, qui sera composée de professionnels du domaine de l’élevage, d’inséminateurs, de vétérinaires, mais aussi de partenaires administratifs comme les banques, les assurances…
L’objectif de cette initiative est d’accompagner l’éleveur pour mieux gérer son exploitation selon les normes internationales et de proposer des solutions adéquates à ces carences dans l’exploitation de cette filière laitière afin de satisfaire les besoins de la vache. Aussi, un projet de partenariat est en cours d’exécution avec le CNEPD pour permettre aux éleveurs de se former à distance, sans se déplacer dans les instituts de formation. C’est du moins ce qu’a annoncé le président du Conseil interprofessionnel des éleveurs de la filière lait de la wilaya de Tizi-Ouzou, Tahar Ikken.
Ce dernier a appelé les éleveurs de la filière bovine à donner un intérêt particulier à la formation qui joue un rôle prépondérant dans le développement de la filière lait. Ajouté à cela un projet portant l’installation d’une pépinière génisse au niveau local pour améliorer la génisse du cheptel et son rendement et qui donnera, bien sûr, une valeur ajoutée à l’économie locale. Le même président a plaidé pour la spécialisation de la filière lait qui permettra de mener un travail d’hôte plus performant et surtout professionnel. Cette mesure, ajoute- t-il, aura pour objectif de rendre les vaches plus rentables et de satisfaire la demande locale en matière d’approvisionnement dans cette filière. «Les éleveurs ont besoin d’être accompagnés, puisque actuellement, ils sont livrés à eux-mêmes.
Il est temps de les protéger pour leur permettre d’exercer leur profession en toute tranquillité», a-t-il insisté. Interrogé sur les conséquences engendrées par l’apparition des maladies , notamment la fièvre aphteuse sur le cheptel bovin, Taha Ikken a indiqué que plusieurs têtes de cheptel sont orientées à l’abattage et des pertes économiques colossales sont enregistrées, sans citer le montant des pertes enregistré depuis l’apparition de ces maladies.
Ce qui pousse les agriculteurs à se trouver déficitaires et à quitter l’activité. En termes de chiffres, il a annoncé que le nombre de vaches laitières a baissé, puisqu’il est passé de 27 600 têtes en 2016 à 22 000 vaches en 2018, ce qui représente une baisse de plus de 5000 têtes due aux insuffisances citées ci-dessus et qui incite les éleveurs à quitter l’activité. Idem pour le nombre d’éleveurs qui a diminué puisqu’il est actuellement de 3 500 au niveau de la wilaya, alors qu’il était de 4000 les années précédentes.
«La mission de notre Conseil interprofessionnel qui a obtenu son agrément au mois décembre dernier, c’est de relever le défi de professionnaliser la filière et d’assurer son développement au niveau de la capitale de Djurdjura». Ikken a avoué que la campagne de vaccination s’est nettement améliorée ces dernières années pour récupérer le cheptel perdu à cause de ces maladies.
Z. C. Hamri

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