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Invité par le bureau du FCE de Tlemcen.. Benkhalfa plaide pour la limitation des dépenses publiques

Invité par le Forum des Chefs d’Entreprises (FCE), bureau de Tlemcen, l’ex-ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, a animé lundi matin, à l’hôtel Renaissance de Lalla Setti, une conférence sur le thème «Analyse de la loi de finances 2019 et ses implications sur l’entreprise et l’investissement», à laquelle ont participé de nombreux opérateurs économiques et directeurs d’exécutif de la wilaya de Tlemcen. Plusieurs axes ont été développés par le conférencier, qui a estimé que «c’est l’une des plus importantes loi de finances adoptées par le pays dans une conjoncture financière et économiques des plus difficiles», après avoir analysé les indicateurs financiers de cette loi, affirmant que la dépense publique ou budget de fonctionnement est malheureusement toujours élevé par rapport au budget d’équipement de plus de 1600 milliards de dinars, car selon l’expert financier, c’est le budget d’équipement qui fait tourner la machine économique, sachant que toutes les entreprises publiques ou privées sont liées par le plan de charge public. En dehors de nouvelles rentrées budgétaires, la loi de finances reste dépendante des fluctuations de la fiscalité pétrolière, et à ce titre, il dira que «l’économie n’est pas uniquement des chiffres, mais aussi des comportements, et que l’Etat devrait encourager davantage les investissements et limiter les dépenses publiques par des ajustements structurels, l’assainissement de l’environnement économique, et une valorisation pragmatique de toutes nos potentialités». Si les indicateurs économiques sont «à la limite du tolérable admis, avec une prévision d’un taux de croissance de 2,7 en 2019 contre 2,5 en 2018 et 1,6 en 2017, l’Algérie se doit de gérer rationnellement ses dépenses, afin de ne pas sombrer dans des déficits budgétaires à l’horizon 2021». Concernant le financement non conventionnel, il estime que l’Etat ne devrait pas l’abandonner, mais le diminuer ou l’ajuster par rapport aux fluctuations du prix du pétrole, afin de ne pas alimenter l’inflation, qu’il considère comme maîtrisée par rapport à d’autres pays dépendant des ressources pétrolières. A ce sujet, il évoque l’évolution de la convertibilité du dinar par rapport au dollar, indiquant que le dollar est passé de 08,05 dinar en 2014 contre 166,50 en 2018 et 116,60 en 2017. Revenant sur les équilibres macro-économiques et l’architecture globale de la loi de finances 2019, Abderrahmane Benkhalfa estime que cette loi a été élaborée sur la base d’un réajustement macro-économique prudent, à cause de l’instabilité des prix du baril de pétrole, avec une prévision de recettes budgétaires de l’ordre de 6.508 milliards dinars et des dépenses prévisionnelles de 8.557 milliards de dinars. Sur la base de la consistance du budget, «l’Etat confirme sa politique sociale et ses engagements économiques en matière de développement, avec des dotations de 625 milliards de dinars pour l’appui au développement humain, 1000 milliards de dinars de soutien multiforme au développement économique, et plus de 100 milliards dinars comme appui au développement des collectivités locales» dira-t-il. L’ex-ministre fera remarquer que le budget reste sensiblement constant par rapport aux quatre années précédentes, mais avec un niveau élevé de transferts sociaux et une absence de nouvelles fiscalités, ni atteinte aux prix des produits de première nécessité. Abordant l’éternelle problématique de l’économie informelle et l’importante masse financière hors circuit bancaire, il préconise l’engagement des réformes structurelles, permettant aux banques d’intégrer ces fonds, tout en élargissant le champ d’action des banques publiques et en encourageant les investissements directs (IDE) car cela permettra de limiter les dépenses publiques de l’Etat.
B. Soufi

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