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Irak, Yémen, Libye, Syrie, Liban et Birmanie: A quoi sert l’ONU ?

Les frappes menées par Washington, Paris et Londres, contre Damas, prouvent, encore une fois, que l’ONU ne gère pas les conflits dans le monde.

C’est sans l’autorisation de l’ONU que Washington, Paris et Londres, ont frappé Damas. Washington n’est pas à son premier méfait. Ce n’est pas la première fois que Washington frappe Damas, au mépris du droit international. Le secrétaire général de l’ONU s’est limité d’appeler au calme, sans aucun pouvoir pour empêcher les agressions. Au Yémen, l’ONU dénonce les crimes perpetrés par la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite, et a ordonné une enquête sur les frappes tuant des milliers de civils, mais n’arrive pas à imposer le cessez-le-feu. L’Arabie saoudite a menacé d’annuler la cotisation au cas où l’ONU mène une enquête sur les crimes pepetrés contre les civils au Yémen. L’Arabie saoudite soutenue par Washington se croit tout permis et défie le droit international. Précédemment, l’OTAN a mené une ingérence militaire en Libye et l’ONU n’arrive pas à instaurer la paix dans ce pays. Précédemment, Washington a envahi l’Irak et là également l’ONU n’a pas empêché l’hécatombe.
1,5 million d’irakiens ont été tués et l’ancien président américain George Bush n’a pas été jugé. L’ONU n’arrive également pas à obtenir l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination du Sahara occidental, malgré les résolutions de l’institution. Israel continue de lancer des frappes contre Damas, et n’a jamais été dénoncé. Pourtant, Damas a déposé plainte auprés de l’ONU pour ces agressions. Israel ne respecte également pas la souveraineté du Liban et là également l’ONU prouve qu’elle n’a aucun pouvoir contre certains pays, ceux cautionnés par Washington. La communauté internationale ne doit pas laisser sans réaction l’opération de la coalition dirigée par les États-Unis en Syrie, estime le sénateur russe Konstantin Kossatchev. Selon lui, la prochaine fois une attaque semblable pourrait être menée contre n’importe quel pays. Si la communauté internationale néglige l’aventure de la coalition occidentale en Syrie, la prochaine attaque pourrait être lancée contre n’importe quel pays, y compris la Russie, a déclaré Konstantin Kossatchev, président de la Commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération. «Cette coalition pro-américaine doit désormais être en minorité et même en minorité absolue. Si ce n’est pas le cas, si le monde avale cette aventure, la prochaine fois une frappe peut être menée contre n’importe quel pays du monde, y compris, malheureusement, notre pays, que ce soit au-delà de nos frontières ou sur notre territoire», a martelé le parlementaire russe. Aujourd’ hui, les pays ciblés sont ceux qui luttent contre Daech.

Mounir Abi

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