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Journée de l’artiste: Quelques améliorations

Hier, c’était la journée de l’artiste. Une occasion pour se remémorer de ceux qui sont morts pour l’Algérie durant  la guerre de libération, de ceux qui se sont sacrifiés pour l’art, ceux qui continuent de souffrir, mais aussi  les bonnes choses qui ont été réalisées.

La journée de l’artiste n’est pas seulement une occasion pour organiser une fête et réunir des artistes qui ne se sont pas vus depuis longtemps, mais surtout de nous réveiller et voir ce qui a été fait et ce qui reste à faire. C’est l’occasion de nous réveiller et constater que de grands comédiens tels que Mohamed Hilmi et son frères Saïd, le maître du Chaâbi Maâzouz Bouadjadj, les chanteurs Mohamed Slim, Mahieddine Bentir, Seloua, de grands musiciens comme Mustapha Sahnoun et tant d’autres artistes ne passent plus à l’écran alors que les chaînes de télévision se sont multipliés. On ne les voit même pas comme invités d’honneur d’une quelconque activité artistique ni dans des émissions télévisés alors que la plupart d’entre eux sont encore capables de produire et de se produire.
Cette journée dédiée au Chahid Ali Maâchi est l’occasion de nous rappeler que des artsites tels Mohamed Touri, Madjid Réda, Rachid Bachtobdji (le frère de Kaddour) et bien d’autres sont morts en martyrs durant la révolution. La journée de l’artiste ne devrait pas être seulement une célébration marquée par un concert de chant et musique à vivre le temps d’une soirée, mais de nous rappeler que de grands artistes qui devraient recevoir leurs médailles du mérite tels que le défunt compositeur et moudjahid de la fédération de France Saïd Bestandji, la grande musicienne Targuie et une des dernières reines de l’Imzad, Tabelhout Akhamouk qui vient de nous quitter, l’ancien chanteur des années 1940, comédien, compositeur et parolier Badreddine Bouroubi qui vit toujours à Bouzareah, la chanteuse kabyle Djamila et la liste est logue.

Qui connaît Moussa Khedioui ?

Il faut noter que certains personnages de la culture et de l’art en Algérie tels que Moussa Khedioui qui avait créé toutes les associations culturelles de Blida durant l’époque coloniales n’ont jamais été honorés et restent ignorés même au niveau du milieu culturel de leur propre ville. C’est vrai que depuis quelques années, la situation a commencé à s’améliorer et l’institution de la carte d’artiste a servi à quelque chose notamment du côté financier même s’il reste minime. Tout a un début et il y a des choses au niveau de l’académie des arts que dirige Abdelkader Bendameche. Pour les bonnes choses qui se réalisent, on voit bien que les chanteurs ont plus de chances de donner des concerts et que les chanteurs de Rai de bas niveau ont bien laissé leur place à la vraie chanson algérienne. La preuve est le nombre de concerts donnés durant ce ramadhan par les chanteurs et chanteuses de Hawzi, Chaâbi, kabyle etc. La chanson saharienne et Targuie qu’on ne connaissait pas est de plus en plus présente et surtout aimée par le public des grandes qui remplissent bien les salles où de produisent des groupes tels que El Ferda ou Lemma Becharia. Certaines institutions telles que Arts et culture ont le programme chargé toute l’année, ce qui fait travailler les musiciens et les chanteurs. Pour le cinéma, et le théâtre, bien que certaines salles ont été restaurées, on attend toujours la rénovation des autres salles existantes et la construction de nouvelles. Pour ce qui est de la peinture, ces dernières années, l’Algérie n’a jamais connu autant d’expositions au niveau de la capitale et dans les villes de l’intérieur.

Gestion financière

Côté financier, on sent une meilleure gestion de la part du ministère de la culture ces deux dernières années car la logique est de retour ; l’ère où les festivals qui se tenaient juste pour dépenser ou détourner de l’argent semble être finie. Les artistes ne doivent plus compter sur le ministère pour leur offrir des salaires, mais sur eux-mêmes en se produisant. D’ailleurs, ce n’est, également pas le rôle de l’Etat de construire des salles de spectacles ordinaires ni celui de les gérer. L’Etat pourrait seulement encourager les gens à investir dans l’art et gérer des institutions de contrôle tel que les impôts et l’ONDA. Enfin, les artistes ne devraient pas compter uniquement sur l’aide de l’Etat. Il y a des gens qui veulent investir pourvu qu’on ne les bloquent pas tel fut le cas dans le passé pour l’industriel Slim Othmani qui voulait créer une galerie d’art et auquel, on avait exigé un diplôme de l’école des Beaux arts !! Dans le monde de l’art, il y a de l’argent à gagner. Il faut ouvrir les portes à ces gens qui veulent créer des agences artistiques et construire des galeries et des salles de spectacles et de cinéma.

Bari Stambouli

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